30 septembre 2020

Bienfaits du jeûne hydrique et de la myothérapie sur les migraines

La myothérapie, en tant que technique manuelle basée sur des manœuvres de raccourcissement des muscles au niveau des chevilles et de la nuque, permet de traiter divers troubles sans liens apparents. Au-delà des problèmes articulaires, cette méthode s’avère très efficace pour soigner la migraine chez une grande majorité de personnes.

Mais lorsque cette technique ne fonctionne pas pour les personnes migraineuses, le jeûne est un choix très pertinent. Dans cet article, vous découvrirez ainsi le cas de Lucile, atteinte de migraines cataméniales depuis des décennies, qui parvient à se guérir définitivement grâce à un jeûne de 15 jours.


Sommaire :

1 – La myothérapie, qu’est-ce que c’est ?
2 – Déroulement d’une séance et affections traitées.
3 – Le cas particulier de la migraine.
4 – Myothérapie et naturopathie.
5 – Le jeûne pour les migraines.
6 – Conclusion.
7 – Webographie.


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1 – La myothérapie, qu’est-ce que c’est ?

 

Dans la lignée de l’ostéopathie créée à la fin du 19e siècle, puis de la chiropraxie, un ostéopathe américain du nom de JONES a mis au point une méthode de « raccourcissement passif » des muscles.

La Brachy-Myothérapie ou Myothérapie est une technique manuelle qui permet de traiter un ensemble de troubles et de maladies ostéoarticulaires d’origine mécanique. La myothérapie ne fait pas usage de la force et ne dépasse jamais l’amplitude articulaire des mouvements spontanés du patient. Il s’agit d’une technique ostéopathique douce et indolore qui vise à traiter le ou les muscles trop tendus ou encore spasmés par des contractures réflexes, celles-ci étant à l’origine de troubles articulaires avec conséquences diverses et multiples. Elle vise donc à enlever de façon définitive les contractures. Ces dernières sont en effet à l’origine d’affections en apparence différentes, mais qui ont en commun une origine traumatique affectant le bon fonctionnement de certains groupes de muscles toniques. En provoquant un raccourcissement musculaire au lieu d’un étirement, d’autres neurotransmetteurs sont sécrétés pour lever le spasme, et ces manœuvres permettent ainsi d’éviter d’éventuelles contractions douloureuses par la suite. Le but est donc de désengrammer les contractures musculaires en créant un hyper raccourcissement des muscles. Pour plus de précisions, faites un tour sur le site suivant :  www.brachy-myotherapie.fr

 

Comment fonctionne la myothérapie ?

Les muscles forment une sorte de chaîne dans le corps et quand un muscle subit un traumatisme, cela va se répercuter sur l’ensemble du corps, avec l’apparition de compensations à d’autres endroits et l’apparition de contractions et de douleurs. Ces traumatismes peuvent avoir lieu tout au long de la vie et ce dès la naissance (forceps, accouchement trop rapide), puis dans l’enfance  (toutes sortes de chutes), ensuite dans la pratique sportive (microtraumatismes répétés), ou encore lors d’accidents de la circulation.

Il existe un réflexe « myotatique » qui fait que tout muscle étiré se contracte. Ce réflexe permet au muscle de toujours retrouver sa position initiale, car il déclenche la contraction d’un muscle en réponse à son propre étirement. Il permet le maintien des postures dans l’espace en assurant une contraction légère des muscles, il s’agit du tonus musculaire. Lors d’un choc par exemple, un os peut être déplacé et l’articulation la plus proche de l’os est alors brutalement mobilisée. Certains muscles vont donc être étirés soudainement. Le réflexe myotatique intervient alors dans le but de protéger l’articulation contre la dislocation. Le muscle étiré se contracte pour résister au traumatisme.  La contracture une fois faite ne pourra disparaître ni d’elle-même, ni au repos, ni lors de massages. Les contractures musculaires peuvent même s’aggraver avec le temps.

N’oublions pas qu’il existe deux sortes de muscles :

  • les muscles dits toniques qui maintiennent les positions ;
  • les muscles dynamiques qui permettent les mouvements.

Seuls les muscles toniques peuvent rester spasmés de façon durable. La contracture peut rester « endormie » pendant des années mais tôt ou tard cela deviendra douloureux.

Deux zones spécifiques de faiblesse musculaire.

Debout ou assis, il y a deux zones du corps où les muscles travaillent en permanence : le cou et les chevilles.

Au niveau du cou, les muscles postérieurs permettent à la tête de ne pas tomber en avant. Les muscles du cou travaillent donc en permanence et font preuve de moins d’adaptabilité en cas de choc ou d’étirement soudain et exagéré. Le spasme pourra s’installer définitivement.

Idem pour les muscles de la cheville. Nous nous appuyons seulement sur une jambe à la fois et ce muscle porte donc notre corps la moitié du temps.

 

    

 


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2 – Déroulement d’une séance et affections traitées.

 

Le myothérapeute vous posera des questions sur vos douleurs en général, même très anciennes, afin de trouver la cause en remontant jusqu’au début de la chaîne. Il travaille ensuite sur les muscles concernés par un spasme en repérant les postures et les mouvements anormaux. La palpation des muscles et points douloureux l’y aide. Une fois les muscles tendus repérés, le myothérapeute place vos articulations dans différentes postures afin de raccourcir le ou les muscles concernés et de permettre leur relâchement. Suite à la séance d’environ une demi-heure, le patient doit s’allonger à plat dos pendant une demi-heure supplémentaire, dans le but que le relâchement se stabilise. Durant 72 heures, il est conseillé d’éviter toute activité physique.

 

Toutes les affections d’origine musculaire, tendineuse ou articulaire, d’origine traumatique ou non peuvent être prises en charge par la myothérapie.

 

Voici une liste des troubles concernés :

Tête et cou : Acouphènes – Algies vasculaires de la face – Céphalées banales à répétition – Cervicalgies chroniques – Crises aiguës de céphalée banale – Migraine aiguë – Migraines à répétition – Névralgie d’Arnold – Sinusite aigue – Syndrome des traumatisés du crâne – Syndrome mandibulaire (S.A.D.A.M.) – Torticolis aigu – Vertiges.

Membres supérieurs : Epicondylite – Epaule douloureuse – Névralgie cervico-brachiale – Douleurs au pouce et rhizarthrose – Syndrome du canal carpien – Tendinite du biceps

Lombes et thorax : Coxalgies – Dorsalgies interscapulaires – Lombalgies de la grossesse – Lombo-sciatiques – Névralgies intercostales

Membres inférieurs : Crampes des mollets – Douleurs de la hanche – Douleurs du genou – Entorse aiguë de la cheville – Entorses à répétition – Epine calcanéenne – Hallus Valgus (douleur) – Inégalité de longueur des jambes – Métatarsalgies (type Morton) – Tendinite achilléenne – Mollets (tension douloureuse footballeurs) – Périostite tibiale – Pubalgies.

Pédiatrie : Scolioses de l’adolescent – Ostéodystrophies de croissance – Difficultés scolaires – Enurésie – Myopie – Malocclusion – Strabisme – Agitation anormale – Pieds creux ou plats.

Troubles circulatoires : Claudication intermittente – Troubles de l’équilibre (sujets âgés) – Hypertension artérielle – Jambes lourdes

Troubles psycho-viscéraux : Asthme – Bouffées de chaleur – Coliques néphrétiques (crise) – Dyspareunie – Vaginisme – Gastrite – Insomnie – Reflux gastro-oesophagien – Règles douloureuses – Syndrome anxiodépressif

 

Cette méthode est particulièrement performante sur la migraine, ce que nous allons voir plus en détails ci-après.

 


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3 – Le cas particulier de la migraine.

 

Parmi les différents maux traités avec une grande efficacité, nous pouvons citer la migraine et les céphalées. La migraine est un réel problème pour 20 % des femmes adultes et 6% des hommes. Ce trouble invalidant, souvent mal appréhendé par la médecine générale, survient suite à différentes causes.

 

Pour la myothérapie, il existe deux causes principales à l’origine de la migraine :

  • accidentelle, avec un facteur traumatique, très souvent au niveau de la nuque, des chevilles et parfois du coccyx ;
  • coexistence d’un problème hormonal, endocrinien et métabolique, surtout lorsqu’il y a un problème thyroïdien.

Concernant l’évaluation de l’état de la thyroïde, le Docteur SENY explique le problème des analyses sanguines : elles ne sont pas assez performantes pour évaluer l’état réel de la thyroïde. La prise de sang permet l’étude de la concentration de certaines substances, donc elle est très intéressante pour évaluer un état, mais elle ne donne pas d’idée de la productivité. Donc il sera préférable d’analyser l’urine sur 24 H pour mesurer la T3 et la T4 et leurs débits respectifs.

La T3 est l’hormone thyroïdienne active et la T4 est l’hormone précurseure plutôt inactive qui peut s’activer avec le foie.

Pour résumer, en myothérapie on considère qu’il existe deux origines principales aux céphalées chroniques et migraines :  traumatiques et thyroïdiennes associées.

Ces pathologies peuvent entraîner des dégâts cérébraux à long terme, d’autant plus avec les traitements classiques proposés par la médecine institutionnelle actuelle, qui causent des effets iatrogènes délétères.

 

  • Différences céphalées – migraines

Il convient de différencier les stades existants entre les céphalées et les migraines.

Au premier stade, on peut parler de céphalée de tension : le mal de tête est semblable à un casque qui serre la tête, tel un étau. Les muscles de la tête se contractent, il y a souvent des douleurs à la nuque, voire une cervicalgie. Les tensions musculaires en sont alors au stade extra crânien.

Au deuxième stade, les os du crâne se déplacent et entraînent des migraines, car les muscles de la nuque ont déplacé des os. Cela conduit au rétrécissement du trou de débit de sortie du cerveau (situé entre l’os occipital et l’os temporal), dû à l’engorgement du tronc vertébral. La circulation sanguine dans le cerveau ralentit et certaines zones subissent une baisse d’apport en oxygène. Cela crée des nausées voire des vomissements.

L’onde de pression va conquérir alors la zone cérébelleuse, jusqu’à atteindre le cervelet, ce qui peut entraîner une perte d’équilibre. Puis cela touchera la zone ophtalmique et enfin les aires pariétales ascendantes. Enfin, l’onde de pression peut revenir vers l’avant de la face ce qui crée la douloureuse algie vasculaire de la face et la névralgie du trijumeau. Ces troubles sont d’autant plus présents chez les hommes d’un certain âge et chez les femmes qui fument.

Il ne faut pas penser que l’on reste des années au stade 1 et que cela évolue lentement vers le stade 2 sans retour en arrière. Il faut plutôt l’envisager comme un continuum avec des allers-retours entre les différents stades.

En résumé, on peut dire que la migraine a des causes traumatiques et musculaires, et c’est seulement plus tard que ces causes deviennent neurologiques avec un engorgement vasculaire des méninges, qui vont irriter les branches du trijumeau.

Il est important de préciser que les problèmes d’hypothyroïdie crispent d’autant plus les muscles de cette région corporelle.

 

Que propose la médecine allopathique pour traiter la migraine ?

  • du paracétamol ou des anti-inflammatoires qui entraînent le blocage du fonctionnement hépatique et donc un risque de mal de tête continu ;
  • des antiépileptiques (Dépakine etc) qui risquent à moyen terme de créer un mal de tête continu ;
  • des Triptans qui ajoutent une vasoconstriction à l’entrée du cerveau, entrée qui est déjà en hypoxie. A long terme, il existe des risques d’infarctus rénal et du myocarde, mais aussi des risques d’AVC. De plus, leur prise régulière entraîne une dépendance, sans parler de la précipitation du déclin du cerveau et de l’affaiblissement des neurones.

Dans les cas de migraine, il est conseillé de faire environ 6 consultations de myothérapie sur 3 mois.  Les séances consisteront à raccourcir manuellement les muscles de la nuque, des chevilles et du petit bassin. La guérison est approximativement de 95% avec un recul de 23 ans sur 2850 patients pour le Docteur SENY.

 


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4 –  Myothérapie et naturopathie.

 

Vous trouverez une liste de praticiens de la myothérapie en suivant ce lien qui vous conduira sur l’annuaire officiel.

Au cours d’un entretien avec Antoine LESAFFRE, myothérapeute et naturopathe à Douai, j’apprends qu’il a été formé avec le Dr Polak, l’inventeur de la technique de la myothérapie, président de la société internationale de myothérapie et enseignant auprès des médecins depuis 1989.

Voici un résumé de sa façon de pratiquer. Si les techniques ostéopathiques travaillent plutôt sur les articulations, la myothérapie permet de rapprocher les insertions musculaires à l’inverse de ce qui se fait en kinésithérapie où on essaie d’étirer les muscles. Ces mouvements permettent de défaire les contractures. Et la plupart des pathologies chroniques (fibromyalgie, polyarthrite, arthrose, migraines….) étant d’origine musculaire, la myothérapie s’avère intéressante et efficace pour de nombreux cas.

Concernant le nombre de séances nécessaires à la disparition des troubles, cela dépend justement de la nature des affections. Pour une fibromyalgie, il faudra environ 10 séances, pour les migraines environ 3 à 5 séances. Sur environ 100 consultants, Antoine Lesaffre parvient à 70 cas de guérison totale, 20 cas présentant une belle amélioration et environ 10 qui ne voient pas d’amélioration notable dans leur état de santé. Dans ces cas-là, le jeûne paraît tout à fait approprié.

L’intérêt d’avoir recours à un professionnel ayant plusieurs casquettes est qu’il peut vous proposer d’associer un traitement mécanique à un traitement naturopathique.

Au cours d’une séance de myothérapie, M. Lesaffre travaille sur les muscles du cou et de la cheville, qui sont deux zones spécifiques de fragilité du corps, où se trouvent la majorité des contractures. Le choix de l’extrémité à travailler se fera donc en fonction du trouble et de son historique. Il pratique également l’auriculothérapie pour relancer les fonctions du foie qui pourraient être ralenties.

Les motifs de consultation les plus fréquents sont les suivants : migraines, algies vasculaires de la face, mal de dos et sciatique, arthrose, scoliose, acouphènes, algodystrophie, hémorroïdes et stress.

L’approche naturopathique est un excellent complément à la myothérapie, l’enjeu étant de stimuler des fonctions en léthargie. Afin de ne pas basculer définitivement dans des dégâts lésionnels, il est important de remonter si nécessaire les taux de fer, de vitamine C, de sélénium, et d’ iode ou encore de magnésium. Votre naturopathe saura vous conseiller les compléments naturels adaptés.

Site Internet d’Antoine Lesaffre : https://www.brachy-myotherapie.fr/


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5 –  Le jeûne pour les migraines.

Pour les cas plus compliqués où la myothérapie ne fonctionne pas pour soulager les migraines, le jeûne reste une solution des plus efficaces. Lucile, naturopathe, apporte son témoignage dans la vidéo suivante :

Site Internet de lucille Delaplace. https://naturopathie-chrononutrition.fr/

Lucile Delaplace a effectué un jeûne de 14 jours. Elle est en bonne santé mais souffre de migraines cataméniales paralysantes, c’est à dire que les migraines surviennent toujours au moment de l’ovulation et des règles. Elle a eu recours aux Triptans mais l’on sait à quel point ces médicaments sont problématiques pour le foie. Elle a ensuite bénéficié de quelques séances de myothérapie mais cela n’a pas eu l’effet escompté. Elle a donc opté pour une cure de jeûne de 14 jours. Par la détoxination profonde qu’il permet, et notamment la détoxination des organes et des muscles, le jeûne lui a permis de soulager ses migraines, elle n’en souffre plus à l’heure actuelle (deux mois après son jeûne). Le jeûne s’avère efficace pour soulager durablement les personnes atteintes de céphalées et de migraines.

 


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6 – Conclusion.

 

Dans les cas de céphalées chroniques et de migraines, la médecine allopathique propose des médicaments très efficaces, mais aux effets délétères à moyen et long terme. La myothérapie est une pratique thérapeutique manuelle très intéressante car elle permet de soulager définitivement 95% des migraineux qui y ont recours. La naturopathie, par la prise de compléments alimentaires associée, permet également de lutter contre les céphalées. Enfin, si cette méthode ne fonctionne pas, le jeûne paraît être la solution pour accélérer la disparition définitive des maux de tête et migraines chroniques, dont souffrent parfois des personnes depuis des décennies.

 


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7 – Webographie.

 

  • La migraine : ses origines et son traitement définitif, par le Docteur Emmanuel SENY (2019) – 50′ – Chaîne : « Une autre santé »

 

 

  • Site de la société internationale de myothérapie et annuaire des myothérapeutes

https://www.myotherapie.fr/

https://www.myotherapie.fr/annuaire/

 

  • Site officiel de la Brachy-myothérapie

https://www.brachy-myotherapie.com/

 

https://www.brachy-myotherapie.fr/2017/12/05/myotherapie-a-douai/

Pour la prise de rendez-vous avec Antoine LESAFFRE :

https://www.doctolib.fr/naturopathe/douai/antoine-lesaffre?pid=practice-113731

 

  • Témoignage de Lucile Delaplace, naturopathe, qui a soigné sa migraine avec le jeûne.

 

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