6 novembre 2017

Les bienfaits du jeûne longue durée et du réglage alimentaire sur la polyarthrite rhumatoïde

Selon des données récentes, le nombre de personnes touchées par les maladies inflammatoires chroniques a triplé en un peu moins de deux décennies. Mutations génétiques, appauvrissement de notre alimentation et de notre microbiote, mauvaise hygiène de vie, stress…les facteurs sont multiples.

Le processus inflammatoire de la polyarthrite rhumatoïde :

 

Une mauvaise alimentation et une mauvaise hygiène de vie, on le sait, entraînent une baisse du fonctionnement du système immunitaire et la porte s’ouvre alors à la maladie ou à l’exacerbation de maladies déjà existantes telles que l’hypertension, les allergies, l’asthme, les syndromes inflammatoires, et les affections chroniques ou aiguës.

En effet, une alimentation désordonnée et excessive, caractérisée par du grignotage intempestif, la consommation de fruits crus pendant les repas, de protéines lactées, de gluten, de produits industriels, de tabac et d’alcool…fatiguent, dévitalisent et intoxinent le corps. Le stress chronique, l’excès de travail, la déprime, le manque d’activité physique,  de contact à la nature et un rythme de vie décalé augmentent aussi sensiblement les prédispositions aux maladies, notamment les maladies inflammatoires et  auto-inflammatoires.

Les pathologies auto-inflammatoires se définissent par une agression des tissus de l’organisme en raison d’un dérèglement du système immunitaire. Cela est activé quand des agents infectieux (bactéries ou virus) attaquent les tissus de l’organisme.

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Qu’est-ce que la polyarthrite rhumatoïde :

 

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique des articulations évoluant par poussées, et qui affecte simultanément plusieurs articulations. Il s’agit d’une maladie auto-immune dans le sens que le corps s’auto-détruit en fabricant des anticorps au niveau du liquide synovial qui « grignotent » et détruisent progressivement les articulations (= géodes). Elle se manifeste par poussées de durée variable entraînant douleurs, voire des déformations articulaires très invalidantes, et une immense fatigue.

C’est une maladie auto-immune, mais plusieurs facteurs immunologiques, génétiques, hormonaux, environnementaux (stress, traumatismes, …) sont des déclencheurs. On soupçonne également d’autres facteurs physiques liés à des maladies antérieures comme le psoriasis traité avec de la cortisone, une constipation chronique, un microbiote affaibli

Une chose est certaine, dans le cas de polyarthrite le foie est très souvent mal portant. Le scénario classique est :

  • Une intoxination par la barrière intestinale qui n’assure pas suffisamment sa fonction de filtre,
  • Un foie fatigué qui n’arrive pas à traiter l’excès de toxine,
  • L’évacuation des toxines par la peau (psoriasis) que l’on stoppe avec des pommades,
  • Puis au final une évacuation des toxines dans les articulations qui asphyxient le liquide synovial qui réagit en produisant des anticorps.

Les personnes atteintes doivent prendre des anti-inflammatoires et des traitements lourds pour stabiliser la maladie et tenter d’en empêcher son évolution. Ce traitement ne guérit pas il aide à mieux supporter les douleurs. Au final la personne raccourcit sa vie de 5 à 10 ans et meurt par épuisement suite à la maladie et au traitement médicamenteux.

 

Et si cela se passait aussi dans la tête, « le déni de soi » ?

La relation entre la survenue de maladies ostéoarticulaires et les manifestations psychologiques sont largement reconnues de nos jours par la médecine. La polyarthrite rhumatoïde et la fibromyalgie sont notamment les deux modèles « classiques » de maladies psychosomatiques inflammatoires dont la survenue et la façon dont la maladie va évoluer, peuvent être liées et influencées, par des facteurs psychologiques, notamment en lien avec des événements de vie.

 

Beaucoup de polyarthrites rhumatoïdes (PR) sont le résultat d’un comportement suicidaire inconscient au niveau de ses habitudes de vie : on ne prend pas soin de soi, on se sabote, pire on se maltraite (au niveau de l’alimentation, de la surcharge émotionnelle, mentale, burnout professionnel…).

On constate souvent chez les personnes atteintes de PR, un déni du soi profond, un déni de ses besoins et émotions, des tendances à se sacrifier pour les autres au détriment de soi. Souvent, ce sont des personnes hypersensibles et extrêmement empathiques, comme Christian et Patricia qui vous apportent leur témoignage dans les vidéos ci-dessous. Mais, la plupart du temps, elles refoulent leurs émotions pour paraître fortes et ne s’autorisent pas à être vulnérables. Elles essaient de maîtriser et contrôler les faits. Cela peut être lié à leur éducation, une éducation exigeante dont elles n’ont pas su se défaire. Elles perpétuent alors, cette éducation et son cadre strict alors que leur être profond aspire à tout autre chose, sans même forcément oser se l’avouer.

Bien souvent les personnes souffrant de PR consultent pour que l’on soulage leur douleur et nombre d’entre elles essaient surtout de gérer la douleur associée à la maladie, occultant cette dimension psychologique. Or, une bonne prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde doit absolument être globale. Il faut, en effet, une approche qui prenne en compte la dimension physique avec un réglage alimentaire et la mise en place de comportements plus respectueux vis-à-vis de son corps, la dimension psychologique et émotionnelle pour lâcher prise sur le contrôle, se connecter à ses besoins et émotions, mais aussi spirituelle. Non pas dans le sens religieux, mais dans le sens où la personne doit apprendre à s’autoriser à être et donc à se connecter avec ses aspirations profondes pour les accepter et les matérialiser.

Le jeûne, les maladies inflammatoires et la polyarthrite rhumatoïde :

Mettre son système digestif (et tous ses émonctoires) au repos et faire une pause de quelques jours afin de nettoyer son organisme est une excellente chose et le jeûne permettra non seulement de booster le système immunitaire et stopper les processus inflammatoires mais aussi d’améliorer sa santé voire de se guérir.

Tel a été le cas pour Prema guérie, après avoir jeûné à plusieurs reprises et après avoir adopté une très bonne hygiène de vie tant sur le plan alimentaire que sur les plans physique et émotionnel.

Lorsque les personnes découvrent la possibilité du jeûne, cela fait parfois des années qu’elles souffrent sans amélioration, malgré des traitements lourds, aux  conséquences secondaires inquiétantes. Elles décident alors de tenter le jeûne dans l’espoir de retrouver une santé.

Le jeûne comme outil thérapeutique dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde est expérimenté depuis longtemps. Cela a été le cas du docteur allemand Otto Buchinger, qui a lui-même pratiqué une cure de jeûne pour se guérir d’une polyarthrite rhumatoïde invalidante, apparue suite à une infection en 1917. Pour cette raison, il a dû quitter la Marine dans laquelle il était mobilisé en pleine Première Guerre Mondiale. Parce que la médecine conventionnelle de l’époque ne lui a pas apporté d’amélioration, il a entamé un jeûne supervisé par l’un de ses confrères, le Dr Riedling. Alors qu’il était presque immobilisé, le jeûne a soulagé ses douleurs et il a retrouvé beaucoup d’énergie. Cette expérience d’une grande efficacité a été le point de départ de l’ouverture d’une clinique à son nom en Allemagne, pays pionnier dans la pratique du jeûne, tout comme la Russie. Aujourd’hui sa descendance continue d’expérimenter les merveilleuses vertus du jeûne thérapeutique sur des milliers de patients, toujours au bord du lac de Constance, mais aussi à Marbella en Espagne dans une clinique du même nom.

           Dès 1980, une première étude réalisée par l’équipe du chercheur TRANG porte sur 12 sujets atteints d’une polyarthrite. Au cours d’un jeûne de 7 jours, il constate une amélioration des symptômes à l’examen clinique grâce à l’index de Ritchie (qui évalue la douleur de 53 articulations prédéfinies quand on les pince), ainsi qu’une diminution de la vitesse de sédimentation, ce qui prouve une réduction de l’inflammation.

            En 1983, LITHELL et ses collaborateurs prouvent la fonction anti-inflammatoire du jeûne dans la polyarthrite rhumatoïde, car ils observent une baisse spectaculaire des douleurs articulaires, avec une forte diminution de l’indice de Ritchie lors d’un jeûne pratiqué par 21 patients durant 7 jours.

            C’est en 1991 que PALMBLAD et d’autres scientifiques confirment l’effet anti-inflammatoire du jeûne dans la polyarthrite rhumatoïde sur des dizaines de patients, car le jeûne a sur eux un effet comparable à la cortisone. Les deux heures de raideur matinale se réduisent à vingt minutes. L’indice de Ritchie et la vitesse de sédimentation diminuent également d’1/3.

            La même année, l’équipe de KJELDSEN-KRAGH démontre que le jeûne suivi d’un régime végétarien durant une année au moins, est très efficace pour réduire les symptômes de la polyarthrite. En 1994, ils démontrent que le jeûne suivi d’une alimentation végétarienne permet en fait des modifications durables de la qualité de la flore intestinale des patients atteints d’arthrite rhumatoïde. Comme il existe une corrélation entre une flore intestinale déséquilibrée et l’apparition de la polyarthrite rhumatoïde, l’amélioration de l’état de la flore permet une diminution des symptômes inflammatoires.

            La 3ème génération de la famille BUCHINGER WILHELMI, dont nous avons parlé précédemment, avec notamment le Dr Françoise Wilhelmi de Toledo qui est à l’origine de nombreuses publications scientifiques récentes sur le jeûne thérapeutique, confirme l’efficacité redoutable du jeûne sur la polyarthrite rhumatoïde. De nombreux patients se rendent dans ces cliniques de jeûne réputées mondialement pour y soigner cette affection et ils obtiennent des résultats très positifs sur du long terme.

Cela a été le cas, dans les années 1920, du docteur allemand Otto Buchinger, qui a lui-même expérimenté le jeûne pour se guérir d’une polyarthrite rhumatoïde invalidante qui l’avait contraint à cesser son activité. Ce qui a valu l’ouverture d’une clinique à son nom en Allemagne, pays pionnier, où le jeûne comme en URSS d’ailleurs, est couramment pratiqué.

Une polyarthrite qui est en réalité une maladie de Lyme.

Parfois, la personne est diagnostiquée comme souffrant de polyarthrite, spondylarthrite ou fibromyalgie, alors qu’en réalité elle souffre de maladie de Lyme. Dans ce cas le jeûne hydrique n’est pas conseillé mais plutôt un jeûne sec avec des bains froids. C’est la détoxination mais surtout la montée en température du corps qui apportera l’amélioration de la santé. La maladie de Lyme recule grâce à la température corporelle qui augmente à 39-40°.

La spondylarthrite ankylosante

La spondylarthrite est aussi une maladie inflammatoire articulaire chronique. Elle se caractérise par une atteinte du squelette axial (colonne vertébrale et articulations sacro-iliaques du bassin) et se manifeste par des crises douloureuses (« poussées »), alternant avec des périodes d’accalmie.

Après de nombreuses années, cette affection peut évoluer vers un enraidissement des zones touchées qui affectent gravement la mobilité du squelette, c’est ce qu’on appelle alors la spondylarthrite ankylosante

Découvrez les témoignages vidéos des nombreux jeûneurs qui sont venus en cure de jeûne pour leur polyarthrite rhumatoïde

Raymonde jeûne 26 jours pour la polyarthrite rhumatoïde

Elle témoigne après 6 et 21 jours de jeûne. Au bout de 6 jours, les douleurs au poignet sont parties. Raymonde partage avec nous son expérience des 3 semaines de jeûne en groupe. Elle a fait un jeûne hydrique et jeûne sec.

Jocelyne soigne son apnée du sommeil et les douleurs de la spondylarthrite avec 21 jours de jeûne

Bonne mangeuse, Jocelyne souffrait d’apnée du sommeil et de spondylarthrite. Elle a traversé les difficultés du jeûne avec le sourire aux lèvres et prenait soin d’accompagner son jeûne par des pensées positives. « Il est tel que sont les pensées de son cœur » dit-elle en citant la bible. A la fin de la troisième semaine, elle constate que toutes les douleurs sont parties et que son apnée du sommeil a disparu.

Patricia, ses douleurs de polyarthrite rhumatoïde ont disparu en 21 jours de jeûne

Dans cette vidéo, Patricia vient de terminer 3 semaines de jeûne en groupe, accompagnée par Jeûner pour sa Santé. Elle a arrêté la cigarette avec facilité dès le premier jour de jeûne. Les douleurs de polyarthrite rhumatoïde ont disparu au fur et à mesure de la détoxination du corps. Pour elle, ce jeûne et les ateliers de développement personnel lui ont permis de faire un retour vers soi.

Petit mot de Patricia, quelques jours après son jeûne.

« Bonjour, je viens de terminer le stage de jeûne du 15/02/2019 au 21/02/2019 avec Eric et Amandine à la Tranche sur Mer, j’avais commencé chez moi le 13/02/2019 et j’ai prolongé chez moi jusqu’au 27/02/2019. J’ai beaucoup apprécié d’être en groupe car cela permet de partager des expériences différentes et de lier des amitiés. Nous avons partagé les ateliers de mandalas, des dés de la destinée, qui nous en apprennent beaucoup sur nous-mêmes, hasard pas hasard ?

Les exercices physiques tout en douceur, que je n’ai pas pu suivre puisqu’en pleine détoxication de métaux lourds, j’ai pendant 3 jours souffert du psoas. Après, tout s’est bien passé dans ce beau décor qu’est le bord de mer avec ses couchers et levers de soleil. Je me suis allégée de 10kgs et je reviendrai. Je remercie Eric et Amandine pour leurs attentions et les bienfaits qu’ils nous procurent en faisant ces stages qui apportent la guérison aux plus désespérés. »

Christian soulage les douleurs de la polyarthrite avec un jeûne hydrique de longue durée.

Christian pour éviter un traitement médicamenteux lourd se lance dans un jeûne hydrique long. Il voit déjà les bénéfices, il peut descendre les escaliers et récupère de la mobilité dans ses doigts. Il raconte l’importance des ateliers de développement personnel dans ce parcours.

Bouchra, 21 jours de Jeûne pour soulager une polyarthrite rhumatoïde

Bouchra témoigne après 7 et 20 jours de jeûne dans cette vidéo. Elle souffre d’une polyarthrite rhumatoïde depuis l’âge de 13 ans, elle a eu suivi plusieurs lourds traitements médicamenteux. Après 4 jours de jeûne, elle commence à diminuer les doses de corticoïdes. Elle nous explique comment elle a fait pour arrêter totalement les médicaments pendant son jeûne. Bouchra partage avec nous la différence entre le jeûne hydrique et le ramadan.

Noëlle, jeûne efficace sur les douleurs de spondylarthrite ankylosante.

7 jours de jeûne pour Noëlle. Elle s’oppose au nouveau Lévothyrox et mystérieusement vit bien son hypothyroïdie sans Lévothyrox. Elle accompagne sa belle fille qui souffrait de spondylarthrite ankylosante, hypertension, asthme…. Des résultats très encourageants et prometteurs. Plus besoin de béquilles, elle remarche normalement sans béquille en fin de jeûne. 4 mois après son jeûne elle écrit. « Tout va beaucoup mieux. Plus de douleurs ou très légères, sans comparaison, je revis. Je peux à nouveau assumer mon quotidien de mère célibataire de quatre enfants et ça n’a pas de prix. »

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10 réactions sur “Les bienfaits du jeûne longue durée et du réglage alimentaire sur la polyarthrite rhumatoïde

  1. Je suis à 20 jours de jeûne. je ne dors plus que 3 heures par nuit depuis 15 jours, je fais de l’aérophagie, des gaz, et je suis continuellement nauséeuse. Est ce normal ?
    Je fais ce jeûne ^pour une polyarthrite et des intolérances alimentaires ( gluten, farine, tous les lait, amande, noisette, noix de cajou, pistache, moutarde et blanc d’œuf;
    que dois je faire à la sortie du jeûne? .
    Merci de votre réponse.

    1. Bonjour,
      Plusieurs possibilités possibles;
      Voir si vous avez fait des lavements ou pas.
      Voir si vous avez un travail émotionnel à faire pour détendre le plexus.
      Voir si vous êtes sur le point de libérer des mémoires liées à l’alimentation.
      Voir si votre foie et vésicule sont très intoxinés?
      …le mieux pour un jeûne long est de le faire accompagné en groupe.
      Bonne journée,
      Eric

  2. Bonjour, j ai été diagnostiqué pour une polyarthrite rhumatoïde. Je suis sous traitement de prednisone. Je voulais entamé un jeu pour diminuer l évolution de la maladie et également pour maigrir. Je suis en obésité. Je pensais commencer 1 jours de jeûne la semaine prochaine puis 2 jours de jeûne puis 6 jours de jeûnes. Puis 1 semaine de bouillon et fruits et légumes. Qu en pensez vous ?

  3. Bonjour Eric,
    Je vois plusieurs témoignages de jeûnes de 21 jours pour la polyarthrite r, mais il me semble avoir entendu Raymonde qui parle d’aller jusqu’à 25, 26 jours. Pouvez-vous préciser le nombre de jours recommandés ? Merci. Votre réponse m’orientera pour une réservation.