On peut observer au moins 7 bienfaits du jeûne sur notre corps physique. Il y aussi des bienfaits sur le corps émotionnel, mental et spirituel qui ne seront pas traités ici.

  • Le jeûne apporte une solution efficace pour aider à soulager naturellement beaucoup de maladies notamment celles dites de civilisation. Obésité, hypertension, migraines, douleurs, inflammations, dépression, épilepsie, cancer, la liste est infinie. Le jeûne est aussi intéressant pour ses bienfaits psychologiques et pour l’éveil de la conscience (déconditionnement du mental).
  • Déjà Hippocrate, le père de la médecine (-250 AVJC), l’avait constaté. « Un corps chargé d’humeurs impures (maladie), faites-lui endurer la faim, elle assèche et elle purifie »
  • Comment expliquer l’efficacité du jeûne ? Pourquoi le fait d’arrêter de manger nous permet d’aider à soulager des maladies considérées comme incurables par la médecine officielle ? Pourquoi mettre un corps, parfois déjà malade, en situation extrême et inconfortable ?

La détoxination :

Pour comprendre la détoxination, il faut d’abord comprendre l’intoxination. Le corps absorbe des toxines par la bouche, le nez, la peau. Ces toxines sont associées ou pas à l’alimentation que l’on mange, l’eau que l’on boit, l’air que l’on respire…Les toxines proviennent également de la mal digestion, du métabolisme cellulaire, d’un microbiote dysfonctionnel, d’émotions refoulées, du surmenage…

Le corps élimine les toxines  par ses émonctoires qui agissent comme des filtres, gardant le meilleur et expulsant le toxique. L’expulsion des toxines vers l’extérieur du corps permet de garder le corps le plus sain possible. Tant que les émonctoires sont opérationnels et qu’il y autant de toxines qui sortent que de toxines qui entrent, alors il n’y a pas intoxination et la santé est normalement préservée. S’il y a davantage de toxines qui entrent que de toxines qui sortent, alors on observe une intoxination qui à terme peut déclencher des maladies. C’est ce que certains appellent des maladies protectrices de la vie. Elles se développent pour nous informer qu’il faut agir, détoxiner, avant qu’une maladie plus grave (maladie destructrice de la vie) puisse se déclencher.

Exemples :

  • Des hémorroïdes qui saignent, cela indique un foie qui est en surcharge et un sang trop épais, le corps utilise les saignements par l’anus, zone de détoxination pour éliminer des toxines. Si nous empêchons cela en ligaturant les hémorroïdes, alors nous risquons de déclencher une hypertension voire un AVC ou une maladie cardiovasculaire.
  • Un psoriasis est une expulsion des toxines par la peau, lorsque l’on applique des crèmes pour empêcher le psoriasis de s’exprimer alors on risque un transfert morbide vers une maladie comme une polyarthrite psoriasique.
  • Des règles hémorragiques et douloureuses sont une indication d’une possible intoxination de l’organe génital et une possible obturation des récepteurs hormonaux. En empêchant ou en ignorant l’expression de ce symptôme on peut encourager la formation d’un fibrome.
  • Beaucoup de maladies de civilisation s’expliquent assez bien par un excès de toxines dans le corps. Cancer, fatigue chronique, insomnie, dépression, hypertension, fibromyalgie…
  • Une allergie, est là pour nous signaler que nos intestins n’éliminent pas les histamines et qu’il faut s’abstenir de certains aliments indigestes qui augmentent la production d’histamines. Par ailleurs on observe que les personnes allergiques développent statistiquement moins de cancer que le reste de la population. Dans ce cas l’allergie protège la vie.

Dans le meilleur des mondes le corps détoxine plus rapidement qu’il s’intoxine.

  • Les facteurs qui intoxinent:
    • Impuretés dans l’air que l’on respire, cigarette, produits de synthèse volatils,
    • Mal digestion, constipation, faiblesse enzymatique, déficience du microbiote, entérocytes sursollicités, entérocytes enflammés…
    • Produits de synthèse que l’on ingère ou que l’on absorbe par la peau
    • Le métabolisme cellulaire, celui-ci sera en lien avec notre hygiène de vie. Un stress mal vécu, des émotions refoulées provoquent une accélération du vieillissement et donc du métabolisme cellulaire
  • Les organes qui détoxinent (les émonctoires) :
    • Les intestins (toxines colloïdales)
    • Les reins (toxines cristalloïdes)
    • Les poumons, le CO2,
    • La peau, le nez, la bouche, les yeux (sur salivation, crachats, larmes, transpiration)
    • Le foie

Exemple d’une personne intoxinée, moi-même à 39 ans.

  • Mes symptômes sont alors :
    • Rhinite allergique chronique (durant 17 années)
    • Excès de cholestérol
    • Excès de triglycérides
    • Baisse de l’acuité visuelle
    • Ballonnement, reflux gastrique
    • Insomnie
    • Fatigue, épuisement
    • Stress, agitation
    • Mal de dos
    • Mycoses
    • Intestins dérangés
    • Maux de têtes réguliers
    • Mauvaise haleine
    • Humeur irascible

Lorsque l’intoxination est plus rapide que la détoxination la maladie s’installe :

    • Un foie, des reins, poumons intoxinés provoquent une augmentation de l’angiotensine 2 et de l’aldostérone circulant qui seraient responsables d’hypertension
    • Un excès de toxines dans les fascias serait responsable de tendinites, voire de Fibromyalgie
    • Un excès de toxines dans les articulations serait la cause d’arthrose ou d’arthrite
    • Un excès d’histamines dans les intestins, réabsorbés en excès par les entérocytes serait source d’allergies
    • Un excès de toxines dans le foie serait source de migraines, fatigue chronique, insomnie, hémorroïdes, baisse de la vue…
    • Un excès de toxines dans les tissus et humeurs serait responsable de la mal oxygénation de la cellule provoquant acidification au sein de la cellule et cancérisation.

Comment expliquer que le jeûne détoxine ?

    • L’absence de digestion génère d’une part une augmentation du potentiel vital qui est transféré vers les émonctoires et d’autre part la quantité de toxines entrantes est limitée alors que la quantité de toxines expulsées augmente. Il y a alors plus de toxines éliminées que de toxines produites ainsi le corps se détoxine ce qui est propice à une amélioration de la santé.
    • En diminuant le flux de toxines et en apportant plus de vitalité aux émonctoires le corps détoxine plus vite qu’il s’intoxine : retour vers un équilibre propice à la santé.
    • Par la sérénité qu’apporte le jeûne, les émotions intoxinantes sont mieux libérées.

Au troisième ou quatrième jour de jeûne hydrique nous atteignons le pic le la detoxination, c’est à ce moment que l’on observe l’augmentation des symptômes.

Les symptômes de détoxination possibles durant le jeûne.

Ils ressemblent à des symptômes de maladie, il faudra alors l’expérience du thérapeute et l’analyse des constantes pour différencier ce qui est un symptôme de détoxination et ce qui est un symptôme de maladie.

  • Maux de tête
  • Mauvais goût dans la bouche et mauvaise haleine
  • Bouffée de chaleur
  • Urine chargée
  • Langue chargée
  • Crachas
  • Ecoulement du nez et des yeux
  • Boutons
  • Muguet en cas de candidose
  • Douleurs, augmentation des douleurs en général
  • Douleurs en bas du dos
  • Odeurs corporelles
  • Nausées, vomissements, reflux gastrique
  • Diarrhées
  • Fatigue
  • Hypoglycémie
  • Tachycardie
  • Vertige

L’autophagie

Processus d’adaptation aux variations saisonnières et au manque de nourriture.

  • Imaginer un monde sans réfrigérateur et sans magasin. Pendant des milliers d’années, nos ancêtres ont vécu ainsi. Ils manquaient donc de nourriture en fin d’hiver et au début de printemps. Aussi pour s’adapter aux variations saisonnières notre corps stocke du glucose et des graisses lors des périodes d’abondance pour pouvoir continuer de se nourrir lorsqu’il n’y plus d’aliment qui arrive par le tube digestif. En fait la nature a choisi de stocker la nourriture sous forme de graisse dans notre corps.
  • Lorsque la nourriture n’arrive plus dans le tube digestif, les cellules produisent des enzymes qui ont pour fonction de faire fondre les graisses pour qu’elles soient transformées en carburant.
  • Nous avons plus ou moins 24 heures de stock de glycogène dans le foie, le glycogène est hautement disponible, il sera utilisé en urgence pour faire face au besoin en carburant le 1er jour de jeûne.
  • 2ième et 3ième jour de jeûne on observe une domination de la protéolyse, le corps utilise les protéines comme carburant, les muscles sont néanmoins préservés, les protéines en question proviennent de vieux tissus (peau et cellules endommagées du système immunitaire, et certains organes comme le foie). Le cœur, le cerveau et les glandes endocrines sont quant à elles préservées.
  • À partir du 4ième jour c’est la lipolyse qui apporte 96% du carburant la protéolyse ne représente plus que 4% des apports en carburant.

Observation de l’autolyse dans la nature : Le têtard, autolyse sa queue lorsque les pattes se forment.

La chrysalide chez le papillon est l’autolyse de la chenille avant de devenir papillon.

La magie de l’autophagie :

Le corps durant le jeûne autolyse en priorité ce qui a été mis en réserve le glucose et les lipides

  • Les cellules mortes, les tumeurs, les kystes, les graisses, la peau sont autolysés.
  • Les organes nobles sont préservés : Cœur, cerveau, glandes endocrines, muscles.
  • Certains organes sont en partie autolysés (le foie)
  • Observons sur ces photos que la peau (protéine) est autolysée et se resserre avec le jeûne (pas de peau tombante). La peau du cou se resserre avec le jeûne. Meilleure efficacité que la chirurgie esthétique.

DR Roy Walford : sur la 1er photo il s’alimente normalement, sur la deuxième photo il sort de deux ans en sous-alimentation (expérience), la troisième photo est prise 6 mois après une alimentation normale. On observe ici le principe naturel de l’autophagie.

Caroline, une jeûneuse avant et après le jeûne, on observe une peau qui se resserre grâce à l’autolyse.

Morts et recyclage de la cellule.

50 à 70 milliards de cellules meurent par jour dans le corps humain, la mort de ces cellules est source de toxines et d’inflammation, lorsque ces cellules sont recyclées alors il n’y a pas de toxines produites. On identifie 3 destinations de la cellule à sa mort.

  • Nécrose intoxination / inflammation. La cellule et ses différents organites (réticulum endoplasmique, mitochondries) se mettent à gonfler.  Sous la pression, la membrane cellulaire éclate et déverse dans le milieu tissulaire son contenu, notamment des lysosomes remplis d’enzymes très corrosives, provoquant une réaction inflammatoire.
  • Apoptose, intoxination / détoxination. La cellule active son programme d’autodestruction. Le noyau cellulaire et le cytoplasme se segmentent en petits lobes, les corps apoptotiques. Les débris cellulaires sont absorbés et digérés par des cellules éboueurs convoquées sur place par des signaux qu’émet la cellule apoptotique.
  • Autophagie, recyclage propre. La cellule autodigère certains de ses constituants qu’elle englobe dans de petites vésicules. Les vésicules fusionnent avec des lysosomes qui déversent leur contenu enzymatique corrosif à l’intérieur et le dissolvent en fragments pour recyclage.

L’autophagie stimulée par le jeûne

  • L’autophagie est un processus de recyclage des matériaux du corps, ce processus existe en dehors du jeûne. Il permet à la cellule de se régénérer et de vivre plus longtemps.
  • L’autophagie peut diminuer ou même s’arrêter avec l’âge et par manque de sollicitation. L’absence d’autophagie est alors source de maladies et d’accélération du vieillissement (cancer, parkinson, Alzheimer)
  • Le jeûne relance le processus et stimule les cellules à se nourrir par autophagie.

L’autophagie en dehors du jeûne

  • Le corps humain utilise 300 grammes de protéine par jour en moyenne. Mais il n’ingère que 70 grammes de protéine par jour, les 230 grammes manquantes viennent du recyclage grâce à l’autophagie.
  • Toutes les protéines de notre corps sont remplacées tous les 3 mois, c’est ce qui permet de maintenir la vie d’un corps humain.
  • Voir plus ici, les bienfaits de l’autophagie sur la santé : Bienfaits de l’autophagie

Faut-il avoir peur de l’autophagie des muscles durant le jeûne ? le Dr Jason Fung nous informe :

« La perte musculaire durant le jeûne est un mythe. Nous stockons l’énergie sous forme de glucose et de graisses, donc nous brûlons le glucose et les graisses durant un jeûne. Les études montrent peu de changement dans la masse musculaire avec le jeûne. »

Sur le diagramme ci-dessous, on observe que le glucose est remplacé par les corps cétoniques, l’utilisation des protéines diminue durant le jeûne, Yvan le Mao, chercheur au CNRS observe que notre source de carburant est 96% la graisse et 4 % les protéines durant le jeûne au delà du 3ième jour.

Carbohydrate : Glucose

Fat + ketones : Graisse + corps cétoniques

Protein : Protéines (peau, tissus en excès)

Lors du jeûne il y autolyse de la peau et des graisses qui entourent les muscles, la fonte musculaire ressentie par certains jeûneurs est en réalité un resserrement de la peau et une fonte des graisses qui enrobent les muscles. Les muscles deviennent plus secs. Le muscle est en rapport entre autres à l’activité physique, une personne qui est alitée va progressivement perdre des muscles, une personne qui s’active et bouge normalement maintient son capital musculaire. Une personne qui fait régulièrement du sport et une activité physique sur le long court développe des muscles. Si durant votre jeûne vous devez rester alité quelques jours cela n’aura pas d’incidence sur les muscles si par compte vous restez alité durant 3 à 4 semaines cela entrainera une fonte musculaire non pas à cause du jeûne mais à cause de la sédentarité. Si vous êtes sédentaire toute l’année cela ne changera rien à vos muscles de faire de l’activité physique ponctuellement une à deux semaines. C’est l’activité physique sur long court qui permettra d’augmenter puis maintenir les muscles.

Sur l’image ci-dessous, skin = peau, fat = graisse.

Sur la photo ci-dessus, Bruce Lee à un muscle sec, il y a peu de graisse autour du muscle, la personne à sa gauche à un muscle gras, si cette personne jeûne ses muscles deviendront plus secs mais il aura la sensation d’avoir perdu de la masse musculaire, en réalité il aura perdu de la graisse. Bruce Lee à un profil « chat maigre », profil très recherché dans l’armée car identifié comme des profils plus résistants et en meilleure santé.

Exemple autophagie du foie :

Le foie de Miguel est passé de 4,5kg à 1,7kg avec 3 semaines de préparation et 10 jours de jeûne hydrique.

Repos Physiologique

Lorsque nous sommes malades, accidentés le corps développe la fatigue nous invitant au repos ? Un animal malade s’isole et se repose. Le repos physiologique est un processus naturel de réparation.

Le jeûne, par l’absence de digestion et par la rupture avec le quotidien permet le repos physiologique. La production d’hormone (dopamine, sérotonine) et l’hypoglycémie induit le lâcher prise physique et le repos du mental.

Une personne malade ou accidentée est mise en convalescence. La convalescence consiste à se reposer. C’est le repos qui permet de guérir et de retrouver les forces.

Au même titre qu’une terre en jachère reconstruit ses réserves pour une meilleure production, le jeûne offre une période de « jachère » pour certains organes comme l’estomac, le tube digestif le cœur…

Le jeûne offre une période de convalescence. Ce repos laisse le corps et l’esprit se concentrer sur l’essentiel permettant ainsi le bon déroulement de la régénérescence et l’amélioration du système immunitaire.

Que se passe-t-il alors au niveau du métabolisme cellulaire qui permet cette régénérescence ?

Régénérescence par le jeûne d’après le gérontologue Valter Longo.

Après 72 heures de jeûne le processus de régénération est déclenché, les cellules souches sont fabriquées en quantité et les anciennes cellules du système immunitaire sont autolysées, permettant ainsi une régénération du système immunitaire mais aussi des organes et tissus.

Lorsque nous mangeons normalement, la production de cellules souches est inhibée par les IGF-1 et par l’Enzyme PKA

Après 72 heures de jeûne, il n’y a plus d’IGF-1 ni d’enzyme PKA, on observe alors une prolifération et distribution de cellules souches. Les cellules abimées du système immunitaire sont autolysées.

A la reprise alimentaire les cellules souches continuent de proliférer quelque temps, on observe une régénération du système immunitaire.

Comparaison du taux de cellules souches circulantes chez une personne qui ne jeûne pas (normal diet) et chez une personne qui jeûne 5 jours par mois sur 3 mois (FMD). (D’après Docteur Valter Longo).

Exemple d’évolution des marqueurs du système immunitaire chez le rat.

Les globules blancs (white blood cells), que l’on appelle aussi les leucocytes, sont des cellules intervenant dans le système immunitaire. On observe ici que plus les rats sont vieux plus le taux de globules blancs diminue, il y a une légère augmentation en fin de vie, cette hausse est dûe aux inflammations de fin de vie et non à une performance intrinsèque du système immunitaire. Par compte pour les rats qui suivent des périodes de jeûne (FMD), le taux de globules blancs des rats en fin de vie remonte au même niveau de que les jeunes rats.

Les lymphoïdes sont des tissus responsables de la production de lymphocytes et d’anticorps ; Ce tissu se trouve dans les ganglions lymphatiques, le thymus, les amygdales et la rate. Là aussi plus le rat vieilli plus le taux de lymphoïdes diminue. Si le rat jeûne régulièrement le taux de lymphoïdes augmente de façon significative.

CTRL : Avec une nourriture normale

FMD : Avec des périodes de imitant le jeûne

Les bienfaits du jeûne sur la neurogenèse

Voir les articles suivant :

bienfaits du jeûne sur le cerveau.

Bienfaits du jeûne sur la mémoire

Les bienfaits du jeûne sur l’équilibre hormonale :

Quelques bienfaits du jeûne sur les hormones :

  • Augmentation d’adrénaline et de noradrénaline, stimulation au niveau cardiorespiratoire, rénal et cérébral.
    • Explique les pulsations à 90 – 130/mm au repos la première semaine de jeûne.
    • Maintient le métabolisme basal haut et amincissement de 700 à 1000 grammes les premiers jours
  • Augmentation légère du cortisol (anti-inflammatoire).
  • Diminution d’insuline déclenchant l’autophagie du glycérol et des lipides
  • Augmentation des hormones de croissance (somaprotine) permettant un meilleur équilibre masse grasse et masse musculaire. Notamment dans le jeûne un jour sur deux. Ralentissement du vieillissement. Pas les effets secondaires des hormones de croissance de synthèse.
  • Arrêt de production IGF1 au 3ième jour de jeûne, considéré comme une des causes de cancer et de tumeurs.
  • Augmentation de la sérotonine, hormone du bonheur.
  • Augmentation des facteurs neurotrophiques, responsable de la neurogénèse.
  • Augmentation d’adiponectine, anti-neuroinflammation, anxiolytique et antidépresseur
  • L’hormone de croissance (somatotropine) est produite dans notre cerveau et permet de stimuler la reproduction des cellules. Elle joue un rôle déterminant dans la prise de masse musculaire et dans sa conservation. Or, la production de cette hormone diminue avec l’âge. Le jeûne stimule sa production en accélérant son rythme de sécrétion. C’est également une hormone brûle-graisse. Elle augmente la synthèse des protéines en mettant à disposition les graisses comme source d’énergie musculaire. De plus, elle contribue au ralentissement du vieillissement.

Exemple, les bénéfices du jeûne sur les hormones de croissance

Effets secondaires des hormones de croissances somatotropine de synthèse apportées au corps hors jeûne

    • Augmentation du glucose dans le sang (diabète)
    • Augmentation de la tension
    • Rétention d’eau

Effets du jeûne avec une production d’hormone de croissance naturel

    • Diminution du glucose dans le sang
    • Diminution de la tension
    • Drainage des œdèmes et diminution de la rétention d’eau
    • Prise musculaire
    • Ralentissement du vieillissement

Voir plus de détails ici :  Bienfaits du jeûne sur les hormones.

Meilleure efficacité des récepteurs hormonaux.

  • Plus important encore que les bénéfices hormonaux, qui pourraient-être liés au jeûne et donc rester ponctuels, c’est la meilleure sensibilité aux stimulis qu’apportent les hormones d’après Docteur Jason Fung. Donc un meilleur fonctionnement des récepteurs hormonaux et cela même après le jeûne.
    • Meilleure sensibilité des cellules à l’insuline permettant de sortir du diabète du type 2
    • Meilleure sensibilité à la leptine (hormone de la satiété), dans le cas d’obésité nous n’avons pas un manque de leptine mais un manque sensibilité à la leptine.
    • La baisse de l’hypertension pendant le jeûne et après le jeûne, probablement liée à un meilleur équilibre entre natriurétique peptide et aldostérone ou une meilleure efficacité des récepteurs à intercepter puis éliminer l’aldostérone.
    • Meilleure sensibilité de l’aromatase qui retrouve sa faculté à produire naturellement des œstrogènes donc d’arrêter des bouffées de chaleurs.

Question : Durant le jeûne, il y a augmentation des œstrogènes et pourtant diminution de fibromes, d’endométriose et des règles, pourquoi ?

  • Serait-ce dans ce cas comme pour l’insuline une meilleure efficacité des récepteurs d’œstrogènes et donc une meilleure élimination des œstrogènes par ces mêmes récepteurs ? La solution serait donc de favoriser la santé des récepteurs des œstrogènes? On comprendrait ici le danger de toute médication ou hygiène de vie qui aurait pour effet de saturer les récepteurs d’œstrogènes.
  • La santé c’est une bonne circulation des fluides et des messagers dans le corps. Les symptômes de maladies apparaissent lorsque la circulation naturelle des fluides et hormones est freinée ou stoppée. Comme l’eau qui coule dans une rivière versus celle qui stagne dans un trou.

Bienfaits du jeûne sur le microbiote

Que va-t-il se passer pour le microbiote durant le jeûne ?

Le microbiote sera-t-il endommagé par l’absence de nourriture ?

Mes observations personnelles :

  • J’observe que le jeûne a des effets bénéfiques sur notre flore intestinale. Par l’absence de nourriture, notre système digestif se trouve au repos. Tout notre corps profite d’un nettoyage en profondeur : l’énergie est employée à l’élimination des toxines et toxiques présents dans l’intestin et dans tout l’organisme, à l’autolyse des tissus abîmés, à l’amélioration et la régénération de nos tissus, dont celui de la muqueuse intestinale.
  • Les effets de ce « reset » sont visibles sur la peau, qui devient belle… La peau est le reflet de ce qui se passe à l’intérieur de notre ventre.
  • On soigne les diarrhées et la constipation avec le jeûne

Les études sur le jeûne et le microbiote :

Le jeûne intermittent, 16 heures de jeûne par jour sur 25 jours :

  • Les chercheurs ont trouvé un lien entre le jeûne intermittent et l’abondance et la composition du microbiote intestinal. Par exemple, le jeûne intermittent a eu les effets suivants :
  • Un enrichissement en bactéries Prevotella_9. Cette souche est plutôt bénéfique car, grâce à la fermentation des fibres, elle conduit à la formation d’acides gras à chaîne courte, comme le butyrate, qui réduit l’inflammation.
  • Une proportion plus importante de Bactéroïdes : chez les témoins, les Firmicutes étaient plus abondants. Ce rapport entre familles de bactéries donne un profil plus sain au microbiote des personnes qui ont jeûné. En effet, les Firmicutes sont plus abondants quand l’obésité se développe. De plus, dans cette étude, les apports en graisses et en acides gras polyinsaturés étaient associés de manière positive avec les Firmicutes et négative avec les Bactéroïdes.
  • Moins d’actinobactéries, des bactéries qui sont plus présentes chez les personnes obèses.

Le jeûne intermittent augmente la richesse et l’abondance du microbiote. Quand le microbiote intestinal est plus riche, les apports en glucides sont moins élevés, mais aussi l’iode, la vitamine E et le magnésium. Il existe donc des liens entre la composition du microbiote et les apports alimentaires qu’il faut continuer d’éclaircir. La vitamine D était corrélée positivement avec la présence des Firmicutes. Retrouver un article sur l’étude : Effet du jeûne intermittent sur le microbiote.

Le docteur Robin Mesnard a réalisé une étude qualitative pour évaluer le microbiote sur un groupe de 15 personnes qui ont fait un jeûne de 15 jours :

  • Ils ont mesuré le microbiote avant le jeûne, puis à la fin du jeûne, puis 3 mois après la reprise alimentaire :
    • En fin de jeûne il y a une diminution en quantité de bactéries
    • 3 mois après le jeûne on retrouve la même richesse microbienne ou une amélioration, pas de dégradation.
    • On observe davantage de bactéries responsables de la production des acides gras à chaîne courte.

Docteur Robin Mesnard

Sérotonine et intestins :

La production de sérotonine augmente durant le jeûne, or 90% de cette sérotonine est produite dans les intestins.

Sources:

Docteur Valter Longo :

Docteur Jason Fung :

Témoignages

Dominique explique les bienfaits du jeûne sur son poids et ses douleurs :

Frédéric explique les bienfaits de 7 jours de jeûne :

 

Nhu’lane nous explique les bienfaits du jeûne sur son asthme :

Hervé observe les bienfaits du jeûne sur sa vessie :

 

Cures de jeûne et naturopathie

 
 

 
ANIMATEUR – Naturopathe 
 
 
ANIMATEUR – Naturopathe 
 

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