15 août 2017

Soigner l’hypertension par le jeûne

Le jeûne permet de réguler la tension artérielle.

En effet, avec le jeûne l’hypertension se régule. Au troisième jour de jeûne, pour les cas les plus faciles et au 15ième jour de jeûne, pour les cas les plus récalcitrants. Dès que la tension baisse autour de 12 ou 11 de maxima et 6 ou 7 de minima, on enlève progressivement les hypotenseurs, avec l’accord du médecin.  Le retrait se fait sur 3 à 10 jours en jeûnant selon les cas. Après le jeûne, je recommande de surveiller quotidiennement la tension. Si la tension remonte au-delà de 15 de maxima et 8 de minima, alors il faut jeûner une journée ou deux, voire passer à un jeûne un jour sur deux ou un repas par jour. En général, une journée suffit. Il faudra aussi observer une alimentation frugale et hypotensive en dehors du jeûne.

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Pourquoi le jeûne influe sur l’hypertension artérielle ?

Maladie touchant de nombreuses personnes, l’hypertension artérielle peut amener de nombreux problèmes de santé. En effet, (Source INSERM) selon l’OMS, l’hypertension vient en deuxième position, après le tabagisme et avant l’alcoolisme, sur la liste des facteurs diminuant le nombre d’années de vie en bonne santé.

« L’hypertension artérielle est la plus fréquente des affections cardiovasculaires, touchant environ 20 % de la population adulte. Son incidence augmente avec l’âge de sorte que le pourcentage d’hypertendus est très faible chez les personnes de 20 ans et augmente ensuite régulièrement pour atteindre 40 % chez les personnes âgées de 65 ans et 90 % chez celles de 85 ans ! »

Le jeûne peut être une solution à vos problèmes d’hypertension.

Pourquoi on développe de l’hypertension ?

Je me contente ici de parler de l’hypertension essentielle, c’est 90% des cas d’hypertension.

La tension est un déséquilibre hormonal qui semble subvenir lorsqu’il y a une intoxination des organes (le foie, les reins). Cette augmentation de la tension est souvent amplifiée par la lumière des artères réduite par des plaques d’athérome.

Il y a donc le plus souvent d’une part, une production en excès d’hormones (angiotensine 2 et aldostérone). Ces hormones en excès exercent une pression sur les artères et les veines. D’autre part, il y aurait un manque d’Atrial Natrurietric peptide produite par le cœur. La production de se peptide est favorisée lorsque le cœur est sollicité par l’activité physique.

Il peut y avoir d’autre part, une réduction de la lumière des artères par athérosclérose. Les deux conjuguées donnent une hypertension sévère.

En général, l’hypertension s’accompagne d’une prise de poids. On observe également un excès de sodium et manque de potassium.

Pourquoi le jeûne régule la tension ?

En se détoxinant mais aussi, de par l’autolyse et leur régénération, les organes retrouvent leur équilibre. La production d’hormones se régularise. On observe la même chose sur les bouffées de chaleur. Les bouffées de chaleur sont hormonales. Hors avec le jeûne, elles  disparaissent naturellement. Il apparaît  que le jeûne est un régulateur hormonal.

La régénération cellulaire observée par les chercheurs sur la moelle osseuse peut probablement se transposer aux organes.

Selon les chercheurs d’USC, jeûner lance un processus de régénération. «Cela donne le feu vert à la moelle osseuse pour reconstruire l’ensemble du système immunitaire» explique Valter Longo, professeur de gérontologie et de biologie à l’Université de Californie du sud. «Et la bonne nouvelle est que le corps se débarrasse des parties du système immunitaire abîmées ou âgées et inefficaces, pendant le jeûne. Et si vous partez d’un système fortement endommagé par une chimiothérapie ou le vieillissement, les cycles de jeûne peuvent permettre de créer, littéralement, un nouveau système immunitaire».

Grâce à la production en masse de cellules souches avec le jeûne, les organes se régénèrent et retrouvent leur équilibre. En retrouvant leur équilibre, la production d’angiotensine 2 et d’aldostérone se régule à la norme. La tension se régule.

L’hypertension est souvent associée à une prise de poids. Le jeûne et le réglage alimentaire permettent l’amincissement. L’amincissement par le jeûne est un facteur supplémentaire qui explique la baisse de la tension naturellement.

Rétention d’eau :

On observe que le jeûne permet de soigner les œdèmes et la rétention d’eau. Le jeûne permet donc  de réguler  le taux de sodium et potassium dans le corps, ce qui contribue à expliquer que la tension se régule.

Dans la thèse du Docteur Michel Duverney Guichard sur le suivi d’un jeûneur sur 42 jours avec analyses de sang. On ne voit pas clairement de baisse de sodium et de potassium. Il faudrait faire ces analyses sur des personnes hypertendues. Mon hypothèse est que dans le cas d’hypertension avec excès de sodium et manque de potassium, on devrait observer que le jeûne permet de la réguler. Avis aux candidats pour faire les examens avec analyses de sang.

Plaques d’athéromes durant le jeûne :

On me demande souvent si les plaques d’athéromes disparaissent avec le jeûne. A aujourd’hui je n’en suis pas certain. Voilà néanmoins mon hypothèse.

Si les plaques d’athéromes se forment suite à des microlésions qui donnent lieu à des microtumeurs, comme l’explique le Docteur Michel de Lorgeril. Il est alors tout à fait possible qu’avec  la régénération cellulaire qu’offre le jeûne, les plaques d’athéromes disparaissent et soient lysées. Nous savons que le corps autolyse les tumeurs et les kystes durant un jeûne. Il suffirait de constater si une personne qui avait une tension pincée retrouve une tension normale après un long jeûne de 30 à 40 jours. Avis aux amateurs pour se porter volontaires !

Soigner l’hypertension, une prévention pour le diabète et le cancer :

En soignant l’hypertension naturellement, on s’épargne tous les effets secondaires des hypotenseurs (toux sèche, fatigue, faiblesse musculaire, perte de libido…) mais surtout, on fait de la prévention pour le cancer, la dépression et le diabète. Le Docteur Michel de Lorgeril constate que celui qui fait de l’hypertension déclenche souvent un diabète ou un cancer. Et oui, l’hypertension n’est que le début du processus de dégénération. Si on n’y porte pas attention d’autres maladies plus graves arrivent. En réalité ces maladies ont les mêmes origines. Lorsque l’on agit sur l’une, on agit aussi sur l’autre.

Comment le jeûne régule l’hypertension ?

Avant de définir les actions du jeûne sur l’hypertension, il est intéressant de repositionner clairement ce qu’est la pression artérielle. La tension artérielle correspond à une pression du sang dans les artères qui elles-mêmes conduisent le sang du cœur vers les différents tissus de l’organisme afin de fournir aux cellules l’oxygène indispensable à leur survie. A chaque contraction du cœur, le sang est chassé avec des cavités cardiaques et il est propulsé dans ces conduits. Pour remplir leur fonction de manière satisfaisante, ils doivent rester souples et non obstrués. L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une hyperpression du sang sur la paroi des artères. Ce qui constitue un risque majeur d’accident cardiovasculaire. L’hyperpression artérielle, en essayant de maintenir le débit sanguin constant, augmente indirectement l’activité du cœur, ce qui peut entraîner une hypertrophie ventriculaire gauche (augmentation du volume du ventricule gauche) et une perte progressive de son activité contractile pouvant évoluer vers une insuffisance cardiaque.

Une pression artérielle normale c’est quoi?

Je reprends ici les conseils du Dr Michel de Lorgeril. Cardiologue et chercheur au CNRS dans son livre Prévenir l’infarctus.  « Comme pour les normes du taux de glucose et de cholestérol dans le sang, les normes de pression artérielle n’ont cessé de baisser – plus l’industrie règne sur les sciences médicales et plus les chiffres d’une pression dite normale sont bas. Dans les années 1970, les médecins toléraient des pressions de 16 sans s’alarmer. Aujourd’hui, on doit rester en deçà de 14, certains veulent moins de 13, d’autres moins de 12. Ces chiffres doivent être d’autant plus relativisés que dans la médecine de tous les jours, les méthodes de mesure sont imprécises. Les médecins ne détectent pas de différence entre 14,5 et  13 ou entre 12,5 et 11. En outre, ces chiffres sont très fluctuants ce qui donne lieu à la description plutôt comique d’hypertensions masquées (ou HTA à pression normale) et inversement du fameux syndrome de la blouse blanche où c’est la présence du médecin qui provoquerait chez certaines personnes un stress qui augmente la tension artérielle. Tout cela ne doit pas être pris au sérieux, évidemment. »

Les facteurs de risque :

L’HTA est l’un des principaux facteurs de risque d’accident cardio-vasculaire. Elle entraîne des anomalies et une rigidification de la paroi des artères du fait de la pression mécanique permanente exercée sur ces dernières. De plus, elle augmente le risque d’apparition ou d’aggravation de plaques d’athérome. Les artères les plus fréquemment touchées sont celles qui irriguent le cerveau (carotide), le cœur (coronaires), les reins ou encore les membres inférieurs. C’est pourquoi l’hypertension augmente le risque d’AVC, de cardiopathies ischémiques (angine de poitrine, infarctus), d’artériopathie des membres inférieurs (rétrécissement des artères qui irriguent les jambes) ou encore d’insuffisance rénale pouvant nécessiter à terme une dialyse. Encore, selon l’OMS, 62 % des accidents vasculaires cérébraux sont attribués à une pression artérielle élevée. Tous ces facteurs de risque sont augmentés par la présence d’autres facteurs de risques cardiovasculaires, comme le diabète,  la consommation de cigarette, les inflammations. Dans environ 10 % des cas, les hypertensions artérielles sont dites « secondaires » car elles sont la conséquence d’une autre maladie d’origine rénale, surrénalienne, neuro vasculaire ou hormonale (excès de minéralocorticoïdes, hyper- ou hypothyroïdie).

Dans l’immense majorité des cas, l’hypertension artérielle est dite « essentielle ». Le trouble apparaît le plus souvent insidieusement et la gravité est liée à ses conséquences à long terme sur les différents organes. Il existe néanmoins plusieurs facteurs de risques en dehors de ceux cités précédemment. L’âge est le principal d’entre eux car le vieillissement est associé à une perte d’élasticité des artères. Les autres facteurs de risques, et pas des moindres, sont le surpoids, la sédentarité, l’alimentation (dont un excès de sel, des apports insuffisants en potassium, ou la consommation d’alcool et de cigarettes). Nous rencontrons beaucoup de personnes qui viennent jeûner dans nos séminaires et qui ont un traitement hypotenseur sans maladies collatérales décelées. Beaucoup d’entre elles ont été mises sous traitement de façon aléatoire, sans avoir été soumises au protocole de mesure en consultations et/ou complété par des mesures à domicile. Plusieurs mesures sont nécessaires pour diagnostiquer une hypertension. En effet, La pression artérielle varie au cours de la journée : plus basse pendant le sommeil et le repos, plus élevée pendant la journée. Et elle augmente lors des activités physiques, du froid, de choc émotionnel, ou du stress. Le diagnostic de l’hypertension doit ainsi être confirmé par des mesures (à répéter à deux reprises) au cours de trois consultations, sur une période de 3 à 6 mois. Afin d’affiner et de préciser le diagnostic, le patient peut également faire des mesures à domicile. Ce qui est tout à fait recommandé.

Le jeûne et le réglage alimentaire :

Le jeûne permet en effet de nettoyer le sang, la lymphe, d’assouplir les vaisseaux, de réguler le taux de sodium et potassium dans le sang, de régénérer les reins et le foie, de réguler la production d’hormones hypertensives et la tension artérielle se régule naturellement. Les artères deviennent plus élastiques au bout de 3 à 5 jours de jeûne et le cœur a moins besoin de faire d’effort. D’après le naturopathe Robert Masson, le cœur ferait jusqu’à 50 % d’économie pendant le jeûne. Un cœur au repos est un cœur qui se régénère. De nombreux jeûneurs viennent dans nos séminaires dans le but de se débarrasser  d’un traitement qu’ils jugent handicapant (du fait des effets indésirables liés au traitement) et beaucoup d’entre eux soignent leur hypertension au bout de 7 à 15 jours de jeûne, selon les cas. Par la suite, il suffit de maintenir un réglage alimentaire sain et équilibré et de jeûner régulièrement pour maintenir une tension correcte sans la prise ou reprise d’hypotenseurs (tout en continuant à suivre régulièrement sa tension).

Si vous souhaitez régler votre alimentation en cas d’hypertension, voici le lien pour  une consultation : Questionnaire réglage alimentaire.

Si vous souhaitez faire un jeûne de 7 à 40 jours, voici le lien avec les dates : dates des séjours de jeûne.

Ils ont soigné leur hypertension avec le jeûne et le réglage alimentaire :

 

Roselyne sous hypotenseur durant plus de 30 ans. Se démédicalise durant le jeûne. Sa tension redevient normale avec le jeûne et une alimentation adaptée.

Témoignage d’Henda (à la 11ème mm 15). Henda était sous traitement depuis 6 ans. Elle a arrêté son traitement pendant le jeûne, en juin 2015, ainsi que son traitement pour un diabète type 2. Elle poursuit son réglage alimentaire sans reprendre son traitement.

Témoignage de Pascal. Arrêt de son traitement anti hypertenseur (et anti cholestérol) en début de jeûne en octobre 2015. Il était sous traitement depuis 2 ans. Il suit toujours son réglage alimentaire et n’a pas repris son traitement.

Il jeûne pour la haute pression, terme canadien pour hypertension.

Ici un médecin russe, explique les recherches effectuées sur un groupe de personnes hypertendues et obèses. Il constate une régulation de la tension avec 1 mois de préparation, 14 jours de jeûne hydrique, puis une alimentation hypotensive. Les résultats obtenus perdurent 6 mois. Il recommande un second jeûne 6 mois après le premier.

 

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