15 août 2017

Soigner l’hypertension par le jeûne

« L’hypertension artérielle est la plus fréquente des affections cardiovasculaires, touchant environ 20 % de la population adulte. Son incidence augmente avec l’âge de sorte que le pourcentage d’hypertendus est très faible chez les personnes de 20 ans et augmente ensuite régulièrement pour atteindre 40 % chez les personnes âgées de 65 ans et 90 % chez celles de 85 ans ! » (Source INSERM) Selon l’OMS, l’hypertension vient en deuxième position, après le tabagisme et avant l’alcoolisme, sur la liste des facteurs diminuant le nombre d’années de vie en bonne santé.

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Qu’est-ce que la tension artérielle ?

La tension artérielle correspond à une pression du sang dans les artères qui elles-mêmes conduisent le sang du cœur vers les différents tissus de l’organisme afin de fournir aux cellules l’oxygène indispensable à leur survie. A chaque contraction du cœur, le sang est chassé avec des cavités cardiaques et il est propulsé dans ces conduits. Pour remplir leur fonction de manière satisfaisante, ils doivent rester souples et non obstrués. L’hypertension artérielle (HTA) correspond à une hyperpression du sang sur la paroi des artères. Ce qui constitue un risque majeur d’accident cardiovasculaire. L’hyperpression artérielle, en essayant de maintenir le débit sanguin constant, augmente indirectement l’activité du cœur, ce qui peut entraîner une hypertrophie ventriculaire gauche (augmentation du volume du ventricule gauche) et une perte progressive de son activité contractile pouvant évoluer vers une insuffisance cardiaque.

Une pression artérielle normale c’est quoi?

Je reprends ici les conseils du Dr Michel de Lorgeril. Cardiologue et chercheur au CNRS. son livre Prévenir l’infarctus.  » Comme pour les normes du taux de glucose et de cholestérol dans le sang, les normes de pression artérielle n’ont cessé de baisser – plus l’industrie règne sur les sciences médicales et plus les chiffres d’une pression dite normale sont bas. Dans les années 1970, les médecins toléraient des pressions de 16 sans s’alarmer. Aujourd’hui, on doit rester en deçà de 14, certains veulent moins de 13, d’autres moins de 12. Ces chiffres doivent être d’autant plus relativisés que dans la médecine de tous les jours, les méthodes de mesure sont imprécises. Les médecins ne détectent pas de différence entre 14,5 et  13 ou entre 12,5 et 11. En outre ces chiffres sont très fluctuants ce qui donne lieu à la description plutôt comique d’hypertensions masquées (ou HTA à pression normale) et inversement du fameux syndrome de la blouse blanche où c’est la présence du médecin qui provoquerait chez certaines personnes un stress qui augmente le tension artérielle. Tout cela ne doit pas être pris au sérieux, évidemment. »

Les facteurs de risque :

L’HTA est l’un des principaux facteurs de risque d’accident cardio-vasculaire. Elle entraîne des anomalies et une rigidification de la paroi des artères du fait de la pression mécanique permanente exercée sur ces dernières. De plus, elle augmente le risque d’apparition ou d’aggravation de plaques d’athérome. Les artères les plus fréquemment touchées sont celles qui irriguent le cerveau (carotide), le cœur (coronaires), les reins ou encore les membres inférieurs. C’est pourquoi l’hypertension augmente le risque d’AVC, de cardiopathies ischémiques (angine de poitrine, infarctus), d’artériopathie des membres inférieurs (rétrécissement des artères qui irriguent les jambes) ou encore d’insuffisance rénale pouvant nécessiter à terme une dialyse. Encore, selon l’OMS, 62 % des accidents vasculaires cérébraux sont attribués à une pression artérielle élevée. Tous ces facteurs de risque sont augmentés par la présence d’autres facteurs de risque cardiovasculaires, comme le diabète,  la consommation de cigarette, les inflammations. Dans environ 10 % des cas, les hypertensions artérielles sont dites « secondaires » car elles sont la conséquence d’une autre maladie d’origine rénale, surrénalienne, neuro vasculaire ou hormonale (excès de minéralocorticoïdes, hyper- ou hypothyroïdie).

Dans l’immense majorité des cas, l’hypertension artérielle est dite « essentielle ». Le trouble apparaît le plus souvent insidieusement et la gravité est liée à ses conséquences à long terme sur les différents organes. Il existe néanmoins plusieurs facteurs de risque en dehors de ceux cités précédemment. L’âge est le principal d’entre eux car le vieillissement est associé à une perte d’élasticité des artères. Les autres facteurs de risque, et pas des moindres, sont le surpoids, la sédentarité, l’alimentation (dont un excès de sel, des apports insuffisants en potassium, ou la consommation d’alcool et cigarette). Nous rencontrons beaucoup de personnes qui viennent jeûner dans nos séminaires et qui ont un traitement hypotenseur sans maladies collatérales décelées. Beaucoup d’entre elles ont été mises sous traitement de façon aléatoire, sans avoir été soumis au protocole de mesure en consultations et/ou complété par des mesures à domicile. Plusieurs mesures sont nécessaires pour diagnostiquer une hypertension. En effet, La pression artérielle varie au cours de la journée : plus basse pendant le sommeil et le repos, plus élevée pendant la journée. Et elle augmente lors des activités physiques, du froid, de choc émotionnel, ou du stress. Le diagnostic de l’hypertension doit ainsi être confirmé par des mesures (à répéter à deux reprises) au cours de trois consultations, sur une période de 3 à 6 mois. Afin d’affiner et de préciser le diagnostic, le patient peut également faire des mesures à domicile. Ce qui est tout à fait recommandé.

Le jeûne et le réglage alimentaire :

Le jeûne permet en effet de nettoyer le sang, la lymphe, d’assouplir les vaisseaux, de réguler le taux de sodium et potassium dans le sang, de régénérer les reins, de réguler la production d’hormones hypertensives et la tension artérielle se régule naturellement. Les artères deviennent plus élastiques au bout de 3 à 5 jours de jeûne et le cœur a moins besoin de faire d’effort. Le cœur fait jusqu’à 50 % d’économie pendant le jeûne. Un cœur au repos est un cœur qui se régénère. De nombreux jeûneurs viennent dans nos séminaires dans le but de se débarrasser  d’un traitement qu’ils jugent handicapant (du faite des effets indésirables lié au traitement) et beaucoup d’entre eux soignent leur hypertension au bout de 7 à 15 jours de jeûne, selon les cas. Par la suite, il suffit de maintenir un réglage alimentaire sain et équilibré et de jeûner régulièrement pour maintenir une tension correcte sans la prise ou reprise d’hypotenseurs (tout en continuant à suivre régulièrement sa tension).

Si vous souhaitez régler votre alimentation en cas d’hypertension, voici le lien pour  une consultation : Questionnaire réglage alimentaire.

Si vous souhaitez faire un jeûne de 7 à 14 jours, voici le lien avec les dates : dates des séjours de jeûne.

Ils ont soigné leur hypertension avec le jeûne et le réglage alimentaire :

Roselyne sous hypotenseur durant plus de 30 ans. Se démédicalise durant le jeûne. Sa tension redevient normale avec le jeûne et une alimentation adaptée.

Témoignage d’Henda (à la 11ème mmn 15). Henda était sous traitement depuis 6 ans. Elle a arrêté son traitement pendant le jeûne, en juin 2015, ainsi que son traitement pour un diabète type 2. Elle poursuit son réglage alimentaire sans reprendre son traitement.

Témoignage de Pascal. Arrêt de son traitement anti hypertenseur (et anti choléstérol) en début de jeûne en octobre 2015. Il était sous traitement depuis 2 ans. Il suit toujours son réglage alimentaire et n’a pas repris son traitement.

Il jeûne pour la haute pression, terme canadien pour hypertension.

Ici un médecin russe, explique les recherches effectuées sur un groupe de personnes hypertendues et obèses. Il constate une régulation de la tension avec 1 mois de préparation, 14 jours de jeûne hydrique, puis une alimentation hypotensive. Les résultats obtenus perdurent 6 mois. Il recommande un second jeûne 6 mois après le premier.

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