16 novembre 2020

Bienfaits du jeûne sur les hormones

Le jeûne est une bonne solution pour remédier à certains déséquilibres hormonaux car tout au long du temps de jeûne, les sécrétions de certaines hormones augmentent tandis que d’autres diminuent. Dans l’ensemble, les fonctions hormonales se régulent. La pratique d’un jeûne hydrique d’une semaine permettra d’agir positivement sur la sérotonine ou encore sur le facteur de croissance, tout en permettant une diminution de la résistance à l’insuline.

C’est dans le cadre d’un jeûne hydrique plus long que l’on observe une diminution des hormones du stress comme l’adrénaline, la noradrénaline ou encore le cortisol. Que ce soit pour perdre du poids et/ou prendre du muscle, pour améliorer un profil prédiabétique ou en finir avec le diabète de type 2, les troubles de l’humeur ou la dépression, le jeûne hydrique long est efficace via des mécanismes hormonaux que nous allons expliquer.

 


SOMMAIRE

 

1 – Le système hormonal.

2 – Les réponses neuroendocriniennes durant le jeûne.

3 – Fonctionnement des réponses neuroendocriniennes.

4 – Résistance à l’insuline et diabète de type 2.

5 – Stimulation de l’hormone de croissance (GH)

6 – Diminution des IGF-1 et tumeurs.

7 – Les bienfaits du jeûne sur le cerveau et l’humeur générale.

8 – Régulation des hormones sexuelles.

9 – Conclusion.

10 – Biblio-webographie.

 


azerty

1 – Le système hormonal.

 

Notre corps sécrète et fait circuler environ 50 hormones différentes. Ces substances chimiques sont produites par des cellules endocrines, le plus souvent regroupées dans des glandes. Elles circulent ensuite via le système sanguin pour atteindre la totalité du corps, afin d’activer ce que l’on appelle des « cellules cibles ».

En lien avec le système nerveux, le système endocrinien contrôle de très nombreuses fonctions de l’organisme : que ce soit le métabolisme, l’homéostasie, l’activité sexuelle ou encore la croissance.

Le système endocrinien est constitué de glandes spécialisées telles que : l’hypophyse, la thyroïde, les parathyroïdes, les surrénales et le thymus. D’autres organes tels que le pancréas, le cœur, les reins, les ovaires, les testicules ou encore les intestins, sont également capables de produire des hormones.

 

L’hypothalamus quant à lui, n’est pas une glande mais un centre nerveux. Il joue également un rôle majeur dans la synthèse et la libération de certaines hormones. Il intervient dans de nombreuses régulations hormonales par l’intermédiaire de la glande hypophyse, située juste en-dessous. Cette dernière est notamment à l’origine de la sécrétion d’ocytocine.

Pour résumer, une hormone est une molécule chimique active sécrétée par une cellule glandulaire. Elle est à différencier du neurotransmetteur, substance sécrétée par un neurone qui circule à forte dose dans le milieu extra-cellulaire et qui agit sur un autre neurone. C’est le cas de l’adrénaline, de la noradrénaline, de la dopamine ou encore de la sérotonine. En gros, le neurotransmetteur est un signal chimique hormonal qui relaie les signaux d’une aire du cerveau à une autre.

Il existe également des «neurohormones» qui sont des messagers chimiques produits par un neurone, mais qui agissent comme une hormone. C’est le cas de l’ocytocine ou de la dopamine par exemple. La noradrénaline est quant à elle quelquefois une hormone et d’autres fois un neurotransmetteur. L’œstrogène est une hormone, mais elle agit comme un neuromodulateur au sein des neurones.

 

Il est important de comprendre que les hormones ont également des effets entre elles. Intéressons-nous par exemple à l’ocytocine, hormone de l’amour, du lien social et du bonheur, qui peut être sécrétée, entre autres, grâce aux interactions sociales positives, aux câlins, aux massages.  Elle permet de diminuer la sécrétion du cortisol, hormone sécrétée suite à un stress. Et il ne faut pas oublier qu’un taux élevé de cortisol bloque la sécrétion d’insuline, afin de maintenir une glycémie constante (taux de glucose dans le sang). Si l’on est un stressé chronique des années durant avec une suralimentation quotidienne, nos cellules vont devenir peu à peu insensibles à l’effet de l’insuline, d’où un risque de résistance à l’insuline, voire de diabète de type 2.  L’ocytocine serait donc comme une hormone maîtresse ayant un effet sur le taux de cortisol, ayant lui-même un effet sur la sécrétion d’insuline. Et enfin cette dernière aura un impact déterminant sur la sécrétion des hormones sexuelles à savoir les œstrogènes, la progestérone et la testostérone.

L’ordre d’action serait le suivant : ocytocine => cortisol=> insuline => œstrogènes, progestérone, testostérone.

Si l’on suit ce raisonnement, si vous faites un jeûne dans un cadre non approprié avec beaucoup de stress psychologique, votre taux de cortisol peut rester haut et le taux d’insuline ne se régulera pas et ne diminuera pas. Il est donc intéressant d’être accompagné et de profiter de cette période pour travailler sur son développement personnel (libération des émotions et lâcher du mental), ce que nous proposons dans nos cures de jeûne.

 


azerty

2 – Les réponses neuroendocriniennes durant le jeûne.

 

 

Le système neuroendocrinien se compose de cellules spéciales appelées cellules neuroendocrines. Elles sont présentes dans tout le corps. Ces cellules sont similaires aux cellules nerveuses, mais elles produisent également des hormones comme les cellules du système endocrinien. Elles reçoivent des messages du système nerveux et y répondent en fabriquant et en sécrétant des hormones qui contrôlent de nombreuses fonctions de l’organisme.

A la lumière des travaux du Professeur Michalsen, chef de deux unités de naturopathie à l’hôpital public de Berlin et spécialiste du jeûne, on peut différencier deux phases spécifiques dans les jeûnes longs. Il y a une première phase qui dure entre 2 et 7 jours et une deuxième phase, pour les jeûnes de plus d’une semaine (8 à 20 jours). Selon ce modèle, les réponses neuronales et hormonales lors de jeûnes hydriques longs changent dès la première semaine et se modifient de nouveau de façon significative au-delà de la 2ème phase de jeûne. Ce modèle va servir de point d’appui pour des explications à propos des effets du jeûne long sur la sécrétion de certains neurotransmetteurs et de certaines hormones. Nous expliquerons donc d’un point de vue hormonal pourquoi le jeûne peut être bénéfique pour l’organisme, notamment dans le cas de troubles spécifiques de santé.

 


azerty

3 – Fonctionnement des réponses neuroendocriniennes.

 

Le jeûne provoque un état de stress qui déclenche une alerte conduisant à un bouleversement hormonal et neuroendocrinien. En premier lieu, l’organisme va mobiliser ses réserves énergétiques. La production d’adrénaline, de noradrénaline et de dopamine est alors fortement augmentée pour préparer le corps à l’activité physique et psychologique sans apport de nourriture. Ce sont les hormones et les neuromédiateurs de l’éveil et de l’action. Ils exercent une action stimulante au niveau cardiorespiratoire, cérébral, mais aussi rénal.

Ils stimulent également la sécrétion du glucagon, hormone antagoniste de l’insuline. Cela déclenche le phénomène de glycogénolyse, c’est à dire l’utilisation des réserves de glycogène du foie, afin de faire circuler du glucose dans le sang pour compenser la baisse de glycémie puisqu’on ne s’alimente plus. La lipolyse est également stimulée (conversion des graisses en glucose), d’où la perte de poids. Les effets stimulants sur le cerveau peuvent donc avoir de profonds effets anxiolytiques et antidépresseurs. Enfin, ces hormones inhibent la sécrétion d’insuline. C’est pour cette raison que le taux d’insuline ne cesse de diminuer au cours du jeûne.

Pendant le jeûne, on voit également que la sécrétion de cortisol ne cesse d’augmenter. Sécrété par les glandes surrénales, il agit sur le métabolisme glucidique en favorisant, avec le glucagon, le déstockage

du glycogène du foie et la conversion des graisses en acides gras et en corps cétoniques, nécessaires pour avoir de l’énergie. On bénéficiera également de son action anti-inflammatoire.

Quant à la sérotonine, qui est à la fois une hormone et un neurotransmetteur, elle intervient dans de nombreux domaines comme la régulation du cycle circadien et des troubles psychiques tels le stress, l’anxiété ou encore la dépression, mais aussi au niveau des comportements alimentaires et sexuels ou encore de la douleur. Nous voyons sur le tableau de Michalsen, que la sécrétion de sérotonine est en constante augmentation durant le jeûne.

En somme, les hormones mobilisées lors du jeûne hydrique vont permettre une détoxification de l’organisme et ainsi permettre la guérison de pathologies chroniques.

 


azerty

4 – Résistance à l’insuline et diabète de type 2.

 

La fonction principale de l’insuline est de réguler le taux de sucre (glucose), dans le sang. L’insuline permet de réduire le taux de sucre s’il est trop élevé dans le sang. On dit qu’elle est hypoglycémiante. Elle est produite et libérée par le pancréas après la consommation de glucides qu’elle fait pénétrer dans nos cellules, pour leur apporter de l’énergie et elle permet également le stockage du surplus dans notre foie et nos muscles. Une consommation excessive de glucides va provoquer sa transformation et son stockage sous forme de gras, dans le tissu adipeux.

 

           Pourquoi sécréter trop d’insuline de façon régulière a de nombreuses conséquences négatives sur notre santé ?

Sécréter trop d’insuline augmente la sensation de faim, même après les repas. Il sera difficile de se sentir rassasié et on aura des envies de sucré. En plus de cela, notre énergie sera au plus bas, notre fatigue croissante. Cela peut également empêcher la prise de muscles, or avoir plus de muscles augmente le métabolisme et favorise la perte de poids. Le corps ne brûlera pas efficacement ses graisses qui seront alors stockées. De plus, avoir trop de graisse conduit à une production plus importante d’œstrogènes. Dans tous les cas l’hypersécrétion d’insuline déréglera les autres hormones sexuelles. Enfin, les individus avec un taux d’insuline important, ont une réponse aux stimuli négatifs beaucoup plus intense que pour les stimuli positifs, c’est à dire qu’ils ont une moins bonne gestion du stress.

 

La perturbation de la sécrétion de l’insuline est associée à un mode de vie inapproprié : une alimentation trop riche en sucres et en produits industriels (aliments ultra-transformés), un manque d’activité physique ou un stress chronique non géré. Par conséquent, en agissant sur notre manière de nous alimenter, de bouger, de gérer notre stress, cela nous permet de mieux réguler notre insuline.

 

Le phénomène de résistance à l’insuline, c’est lorsque  l’organisme n’est pas capable d’utiliser efficacement l’insuline qu’il produit. A force d’ingérer beaucoup de sucres, le corps produit beaucoup d’insuline, et les cellules deviennent peu à peu insensibles à l’insuline. Le pancréas doit produire encore plus d’insuline et le cercle vicieux de la résistance à l’insuline commence alors. Ce phénomène est observable chez les personnes prédiabétiques et les patients atteints de diabète de type 2. Le prédiabète se caractérise par une glycémie plus élevée que la normale, c’est un signal d’alarme. Le risque est de développer le diabète de type 2 s’il y a présence d’autres facteurs de risques tels que l’âge, le surpoids ou l’obésité, les mauvaises habitudes alimentaires, la sédentarité ou encore l’hypertension artérielle.

Deux moyens pour diminuer l’insuline sont la réduction drastique de l’absorption de féculents et de tout aliment apportant du sucre, ainsi que le jeûne hydrique de quelques jours. En étudiant le modèle de Michalsen, on voit bien que l’insuline ne cesse de diminuer tout au long de la cure de jeûne. Afin de sortir d’une situation prédiabétique ou de guérir d’un diabète de type 2 (oui c’est possible !), il faut donc rétablir la sensibilité à l’insuline dans le corps. Le jeûne est une excellente méthode pour augmenter la sensibilité à l’insuline, c’est à dire faire en sorte que le corps ait besoin de moins d’insuline pour que cette hormone assure correctement sa fonction hypoglycémiante.

 

Mise en garde : Attention le diabète de type 1 est une contre-indication formelle au jeûne !

 

Le diabète de type 1 est une maladie chronique qui survient lorsque le pancréas ne produit pas assez d’insuline. Donc il ne faut surtout pas faire de jeûne dans ce cas-là, au risque de diminuer encore plus la sécrétion d’insuline, ce qui aurait pour conséquence une hyperglycémie grave, c’est-à-dire une concentration accrue de glucose dans le sang, pouvant conduire à un coma acidocétosique ou hyperosmolaire. Dans le cas de diabète de type 1 on pourra néanmoins réduire l’apport de glucides et faire des diètes.

 


azerty

5 – Stimulation de l’hormone de croissance (GH)

 

L’hormone de croissance (somatropine) est produite dans notre cerveau et permet de stimuler la reproduction des cellules. Elle joue un rôle déterminant dans la prise de masse musculaire et dans sa conservation. Or, la production de cette hormone diminue avec l’âge. Le jeûne améliore sa production en accélérant son rythme de sécrétion. C’est également une hormone brûle-graisse. Elle augmente la synthèse des protéines en mettant à disposition les graisses comme source d’énergie musculaire. De plus, elle contribue au ralentissement du vieillissement.

 


azerty

6 – Diminution des IGF-1 et tumeurs.

 

Le facteur IGF1 (insulin-like growth factor 1), appelé également somatomédine C, est produit principalement par le foie. Il présente une structure chimique très semblable à celle de l’insuline, leurs fonctions sont également similaires. Cette hormone est notamment connue pour ses effets anaboliques. Elle est un des facteurs de croissance qui n’augmente pas, mais diminue bien durant le jeûne.

 

  1. Le jeûne entraîne en effet une baisse du taux d’IGF-1, ce qui est très intéressant quand on souhaite diminuer une tumeur cancéreuse avec le jeûne. En effet, l’IGF1 semble favoriser les tumeurs cancéreuses. Le récepteur de l’IGF1 a été impliqué dans de nombreux types de cancers (cancer du sein, de la prostate, du côlon, du poumon, de la thyroïde…). Ces cancers sont souvent associés à une surexpression et/ou une suractivation du récepteur de l’IGF1. De plus, la diminution des IGF1 durant le jeûne augmente l’auto-renouvellement des cellules souches.

 

De plus, le jeûne réalisé avant une chimiothérapie, pendant et après (quelques jours au total) protège sélectivement les cellules normales contre les oxydants et certains agents chimio-thérapeutiques, tout en sensibilisant les cellules cancéreuses. L’effet protecteur du jeûne observé contre les effets secondaires induits par la chimiothérapie n’est pas encore entièrement élucidé, mais il est bien présent dans les études de l’institut Buchinger ou dans les travaux de V. Longo.

 


azerty

7 – Les bienfaits du jeûne sur le cerveau et l’humeur générale.

 

Dès les premiers jours de jeûne et tout au long du processus, on observe une augmentation de la sécrétion de sérotonine, neurotransmetteur du bonheur, ce qui contribue à un sentiment de bien-être profond. La sécrétion de dopamine sera également augmentée, cette dernière agissant plutôt sur le plaisir.

 

La sécrétion d’adiponectine, hormone produite par le tissu adipeux, est également augmentée. Son taux est faible chez les personnes en surpoids ou obèses, ainsi que chez les patients diabétiques, ce qui participe à un état inflammatoire chronique, au développement d’une résistance à l’insuline et de plaques d’athérome. La pratique régulière d’exercice physique permet d’augmenter la concentration sanguine d’adiponectine, et le jeûne hydrique encore plus. Certaines formes d’adiponectine vont alors rejoindre le cerveau via le liquide cérébrospinal (présent à l’intérieur et autour de l’encéphale et de la moelle épinière). Cette hormone exerce alors de puissants effets antidépresseurs et anxiolytiques, notamment en réduisant la neuro-inflammation.

Au-delà d’une semaine de jeûne, on observe même une augmentation du BDNF (brain-derived neurotrophic factor). Certes, il ne s’agit pas d’une hormone mais d’une protéine, mais son importance est telle que je me dois d’en parler ici. Le BDNF agit sur certains neurones du système nerveux central et du système nerveux périphérique. Ce facteur est impliqué dans la survie des neurones existants et il encourage la croissance et la différenciation de nouveaux neurones et des synapses. Il est très important pour préserver et améliorer la mémoire à long terme. En somme, il joue un rôle déterminant dans le développement neuronal et la réparation du cerveau. Ce facteur neurotrophique est largement stimulé dans les cures longues de jeûne (au-delà de 8 jours).

 


azerty

8 – Régulation des hormones sexuelles.

 

 D’après le Docteur Mindy Pelz, le jeûne a un effet régulateur sur les hormones sexuelles, notamment parce qu’il permet la diminution de la sécrétion de l’insuline qui a un impact direct sur ces hormones-là.

 

  • La testostérone

Le jeûne permet une augmentation du taux de testostérone. Cette hormone anabolisante permet au corps d’augmenter sa masse musculaire. Chaque repas (même à partir de 300 kcal) diminue en effet le taux de testostérone pendant 3 heures.

 

  • Les œstrogènes

Un surplus d’œstrogènes entraîne de la nervosité, de l’irritabilité, un sentiment d’impatience. On prend du poids, on a des nausées, on a faim, le sommeil peut être perturbé. Une hypersécrétion d’œstrogènes peut entraîner un SPM (Syndrome prémenstruel) et des règles très abondantes, et même à long terme cela peut conduire à l’apparition d’un fibrome, de kystes, d’un syndrome des ovaires polykystiques, voire de l’endométriose.

Tandis qu’à l’inverse, si la sécrétion d’œstrogènes est insuffisante, vous pouvez perdre vos cheveux, prendre du poids, avoir des bouffées de chaleur et une sudation nocturne, ainsi que de l’insomnie. La libido est moins forte, la fertilité peut également être moins importante, les infections vaginales sont régulières et les cycles menstruels déréglés. Si besoin, des tests hormonaux permettent de savoir où l’on en est au niveau des sécrétions hormonales.

 

Quand on approche de la ménopause, et même dès la quarantaine, la sécrétion d’hormones de croissance diminue, ce qui envoie le signal aux œstrogènes de diminuer également. Donc le jeûne, en permettant d’augmenter la sécrétion d’hormones de croissance, permet d’augmenter la production d’œstrogènes. De plus, par le déstockage des graisses qu’il induit, il permet un meilleur fonctionnement de l’aromatase des cellules adipeuses. Celle-ci transforme la FSH produite en œstrogènes, diminuant ainsi les bouffées de chaleur. Voir plus ici :  Le jeûne et la ménopause.

 

  • La progestérone

La progestérone est produite durant la seconde moitié du cycle menstruel après l’ovulation, période pendant laquelle ses taux augmentent pendant quelques jours, puis diminuent en l’absence de fécondation. Cette hormone procure la bonne humeur et un sentiment profond de bien-être.

Quand on est réglée, maux de tête, migraines, spotting durant le cycle, anxiété inexpliquée, bouffées de chaleur, infertilité, fibrome et endométriose peuvent être la cause d’une insuffisance de sécrétion de progestérone.

De plus, en préménopause, ménopause et postménopause, la sécrétion de progestérone diminue petit à petit.

 


azerty

9 – Conclusion

 

En somme, le jeûne de quelques jours et le jeûne de longue durée sont excellents pour la régulation hormonale. Ils permettent de réguler les problèmes de glycémie et d’augmenter la résistance à l’insuline, ce dont on a besoin dans le cas d’un prédiabète ou dans le diabète de type 2. De plus, cette pratique stimule la sécrétion de l’hormone de croissance, utile pour déstocker les graisses (en association avec le cortisol) et pour conserver sa masse musculaire. Enfin, le jeûne hydrique de plusieurs jours apporte des effets positifs sur l’humeur générale, tout en préservant et en améliorant la santé de l’encéphale. Et c’est sans compter sur le merveilleux effet de régulation des hormones sexuelles.

 

Si vous souhaitez vous lancer dans une cure de jeûne :

Voici le planning de nos prochaines cures : https://www.jeunerpoursasante.fr/planning-des-cures/

 


azerty

10 – Biblio-webographie

 

 

Jeûne et hormones, ce vous doit savoir : 

https://www.youtube.com/watch?v=Azh5O3GIJI4

Hormones sexuelles :

Œstrogènes: https://www.youtube.com/watch?v=P0yApcHn_gA

Progestérone: https://www.youtube.com/watch?v=YY6lfrH7HnI&list=WL&index=2

 

  • Dr Anika BECCA (2010). The hormone fix. Livre en langue anglaise.

 

  • Congrès du jeûne thérapeutique (2013) – Docteur Andreas Michalsen

Chaire de Naturothérapie à l’hôpital Immanuel, Berlin, Allemagne.

Titulaire de la chaire de Naturothérapie à l’institut de Médecine Sociale, d’Epidémiologie et d’Economie de la Santé à l’Hôpital

Conférence en langue allemande, traduite en français et disponible sur http://2013.fasten.tv/fr/vortraege/michalsen

+ Modèle de Michalsen : réponses neuroendocriniennes lors du jeûne

 

  • Jérôme Lemar (2011). L’appellation ”jeûne thérapeutique” est-elle fondée ou usurpée ? : éléments de réponse d’après une revue de bibliographie chez l’animal et chez l’homme. Médecine humaine et pathologie.

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00651422/document

 

  • Jeûne et diabète

Halberg N et all (1985). Effect of intermittent fasting and refeeding on insulin action in healthy men. J Appl Physiol. 

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16051710/

 

  • Jeûne et hormones de croissance

Ho KY, Veldhuis JD, Johnson ML, et al. (1988). Fasting enhances growth hormone secretion and amplifies the complex rhythms of growth hormone secretion in man. J Clin Invest.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC329619/

 

  • NICOLAS et al. (2018). L’adiponectine – Un anti-inflammatoire et anti-dépresseur endogène ?

https://www.medecinesciences.org/en/articles/medsci/full_html/2018/06/medsci180114s/medsci180114s.html?mb=0

 

Pauline Comtat

Naturopathe – Énergéticienne -Web-rédactrice


Vidéo de Jeûneurs qui ont des effets visibles du jeûne sur leur humeur, probablement en lien avec la production de sérotonine, ocytocine…

 

 

Voir nos cures de jeûne : cures de jeûne hydrique

Laisser un commentaire