12 juin 2018

Pratiquer le Mandala durant le jeûne pour élever son niveau de conscience

Un maître spirituel est régulièrement présenté comme une personne ayant mis de la discipline dans sa vie et notamment dans son hygiène alimentaire, son hygiène des pensées et son hygiène des émotions. Sans pour autant prétendre devenir des maîtres, si la spiritualité nous intéresse, nous pouvons commencer par la vivre dans notre quotidien en devenant des artistes de notre hygiène de vie. Un Art de vivre Dédié à La santé.

Le jeûne thérapeutique… tout le monde connait et ses bienfaits ne sont plus à démontrer. Par contre, l’éveil de soi par le Mandala est une technique peu connue, mais qui pourtant apporte beaucoup à celui qui s’y initie.

L’éveil Du « Soi ».

Tout au long de notre vie nous apprenons, nous nous formons, nous nous organisons, nous nous structurons, nous nous disciplinons. Ce cadre nous permet de mettre en place des automatismes, de gagner de temps et de se sentir en sécurité. C’est ce qu’on appelle le mental.Bien qu’indispensable à notre survie, ce mental devient, ou peut devenir, une sorte de prison avide de modèles standards. Nous vivons alors conditionnés par les modèles établis, aux prises avec le monde matériel et nous perdons le dialogue avec notre nature profonde. Cette nature profonde, c’est ce que Carl Gustav Jung appelait le «  Soi ».

L’homme en cage représente le « Soi » enfermé dans nos schémas.

Le mal-être, la maladie, la fatigue sont des façons qu’a notre « Soi profond » de nous informer qu’il se sent négligé. Cela arrive lorsqu’ il y a beaucoup de choses que nous avons envie de faire et que nous négligeons par conditionnement. Beaucoup d’entre nous ne sont même plus conscients de ce fonctionnement et ne ressentent plus ce « Soi ».

Pour sortir de ce mode de fonctionnement et dialoguer à nouveau avec notre nature profonde, il existe le jeûne. Ce n’est pas par hasard si les grands maîtres spirituels et religieux (Bouddha, Jésus, Mahomet…) ont pratiqué et recommandé le jeûne. Le jeûne aide à se libérer de ses conditionnements et permet de dialoguer à nouveau avec le « Soi ».

Le « Soi » est cette partie intime de nous, parfois profondément enfouie et en dormance, comme une graine qui attend le bon moment pour germer. Le jeûne permet à cette graine de percer la couche de bitume formée par les conditionnements.

Le bourgeon de coquelicot est ici le symbole de notre « Soi » qui s’éveille avec le jeûne et mandala.

 

En quoi le Mandala permet  l’éveil du « Soi »?

Mandala vient de l’Inde, c’est un mot sanskrit qui signifie : cercle, connexion, concentration. Le mandala est un « dessin centré » avec un point et un tour. C’est un outil de recentrage et de mieux être, d’un usage simple, concret et efficace, adapté au grand public et aux milieux enseignants et thérapeutiques. Le terme a commencé à être popularisé en Occident avec la découverte des superbes mandalas tibétains. Il est devenu commun de dire que le mandala, est une représentation organisée autour d’un centre. Présent, de tous temps, dans la nature comme dans toutes les cultures humaines, cette forme centrée représente symboliquement la structure même de la vie, en nous et autour de nous. Nous vivons sur un mandala, dans un mandala, entourés de mandalas. Cette semaine nous allons découvrir et éveiller le mandala que nous sommes. C’est une projection visuelle de notre structure interne. Le mandala nous renvoie, en silence, à l’essentiel. C’est une respiration, une porte d’entrée vers l’intériorité et la conscience de soi, une injonction vitale pour notre temps.

Au début du vingtième siècle, le psychiatre Carl Gustav Jung découvre la pensée, l’art et les religions orientales, le Tao, le yoga et les mandalas. Il a introduit la peinture spontanée à l’intérieur d’un cercle, en tant que révelateur et outil de guérison de la psyche. Trouvant dans le mandala une vision globale du monde et de l’homme, il eut l’intuition que cette image centrée pourrait être utilisée hors de son contexte rituel pour devenir une méthode de connaissance de soi. « Ce n’est que lorsque je commençai à peindre des mandalas que je vis tout le chemin qu’il me fallait parcourir et qu’à chaque pas qu’il me fallait accomplir, tout convergeait vers un certain point, celui du milieu. Je compris toujours plus clairement que le mandala exprime le centre. Il est l’expression de tous les cheminements ; il est un sentier qui mène vers le milieu, vers l’individualisation » Il commença à l’expérimenter sur lui-même puis avec ses patients, avec succès. (C.G Jung, Ma vie)

La mise en couleur d’une image centrée est un jeu, un va et vient continuel entre le centre et la périphérie, le plaisir de jouer avec les harmonies colorées à l’intérieur d’une forme que l’on a choisie parce qu’elle entre en résonance avec notre état intérieur du moment. Le centre du mandala est l’image de ce point d’equilibre à l’intérieur de nous, cette zone de paix au delà de l’agitation du mental et du monde extérieur. Le coloriage d’un mandala a toujours un effet de re-centrage. C’est une méthode de relaxation dynamique où l’esprit, au lieu d’être tourné vers les activités extérieures comme à son habitude, se recentre sur lui-même, et dans ce processus, se déconnecte de son fonctionnement habituel. Cette pratique nous permet de nous connecter à notre monde intérieur en trouvant les réponses qui sont en nous, grâce à des prises des consciences venant de notre « moi ».

 

Au début des années 80 paraissent au même moment, le livre de Ruediger Dahler : trouver le divin en soi, en Allemagne, et les premiers fichiers pédagogiques de Marie Pré en France. Ces ouvrages furent les premiers à proposer, à notre connaissance, des coloriages de mandalas. Marie Pré, institutrice dans les écoles Freinet, est la pionnière de cette recherche sur les mandalas dans le milieu éducatif. Elle met au point cet outil « neuro-pédagogique » pour aider les enfants a se re-centrer et à se rendre disponibles au processus de l’apprentissage. Marie Pré explique comment les stress qui affectent les différents étages du cerveau bloquent la circulation de l’influx nerveu, et donc de l’information vers les lobes frontaux, qui gérent la capacité de la prise de conscience et à développer un projet. Elle montre comment le coloriage du mandala s’attaque à ces stress. Les deux hémisphères du néo-cortex s’harmonisent par la stimulation du cerveau droit, siège de l’imagination, de l’intuition et de la créativité. L’harmonisation des deux hémi-cerveaux va stimuler la capacité de synthèse et aider à découvrir son « projet personnel ». Amandine Fourcade qui a suivi les formations de Marie Pré, sera l’animatrice de cette semaine dédiée à l’éveil de soi. Elle nous guidera vers l’expérimentation et la compréhension du langage mandala.

La fonction thérapeutique des mandalas n’est plus à démontrer, elle provient avant tout de l’état de relaxation provoquée par la circulation de l’énergie à la levé des blocages, permettant à l’énergie créatrice qui habite chaque personne de se révéler dans toute sa force.

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