24 avril 2012

Jeûner pour mieux manger

« Jeûner pour mieux manger ». C’est le titre d’un article de Perla Servan-Schreiber, paru dans le prestigieux magazine CLES, publié en décembre 2012.

Cela paraît contradictoire, n’est-ce pas ? En réalité c’est bien ce que j’expérimente personnellement. Depuis que je jeûne, je mange beaucoup plus équilibré, je mâche mieux… J’ai privilégié la qualité sur la quantité. Jeûner pour mieux manger est tout à fait en résonance avec ce que j’exprime dans l’article et la vidéo « comment rester en bonne santé pendant les fêtes ».

Jeûner permet en effet de mieux gérer son alimentation et donc son poids. Ce n’est pas comparable à un régime, le manque ou la privation n’est absolument pas vécu de la même façon. Mieux encore ! On perd la sensation de faim lorsque l’on jeûne et on s’aperçoit avec grand étonnement que nous pouvons vivre (un certain temps) sans manger. Cela a pour effet de changer nos croyances. Notamment la petite voix intérieure qui dit « il faut manger pour vivre », ou « il vaut mieux payer le boulanger que le docteur » ou « si tu ne manges pas, tu vas te sentir mal » ou encore « mange pour  prendre des forces ». Les vieilles croyances démolies, il nous est alors possible d’en installer de nouvelles telles que « je m’aime donc je mange frugalement et uniquement au moment des repas » ou  » je m’aime donc si je n’ai pas faim je ne mange pas ».

Mais jeûner c’est encore plus fort que cela. Jeûner nous permet d’améliorer notre système immunitaire et d’accélérer la capacité innée de notre corps à s’auto-guérir.

Perla Servan-Schreiber explique son expérience du jeûne : « La sensation de bien-être est immédiate et, à partir du troisième jour, l’impression de légèreté est incroyable… ».

C’est aussi ce que j’ai ressenti lors de mes premiers jeûnes. Je l’exprime dans une de mes premières vidéos, présente ci-dessous. Maintenant que je jeûne 5 jours tous les deux mois, je n’ai plus les effets secondaires de la crise curative. J’en conclus que le jeûne c’est un peu comme un sport. Au départ, nous sommes un peu rouillés et le corps a besoin d’une période d’adaptation, puis cela devient un véritable plaisir et le corps en redemande. Les quelques désagréments des premiers jeûnes ne se font plus ressentir lorsque l’on jeûne régulièrement. A condition, bien entendu, de maintenir une bonne hygiène alimentaire entre les jeûnes. Pour connaître l’alimentation optimale qui vous correspond, je propose un réglage alimentaire adapté à votre projet. Voir plus sur le lien ici : réglage alimentaire en ligne.

Que penseriez-vous d’une personne qui veut battre des records sportifs sans entretenir une bonne hygiène alimentaire ? Nous n’avons pas tous pour projet de devenir des champions sportifs, néanmoins nous avons tous le désir d’être en bonne santé et cela, le plus longtemps possible ! Eh bien le corps, c’est un peu comme un compte en banque, plus on exige de lui et plus il faut s’en occuper. Plus on veut retirer de l’argent, plus il faut en déposer. Plus nous voulons de résultats et plus nous devons nous occuper de l’outil. L’outil ici c’est notre corps !

Françoise Wilhelmi de Toledo (Buchinger) est interviewée dans l’article « Jeûner pour mieux manger ». Elle dit qu’en général, suite au jeûne, les curistes modifient leurs habitudes alimentaires.
« La prise de conscience est différente quand je suis à table. Je mange moins vite et avec plus de plaisir », confie Claire, une jeûneuse.
Je confirme que de nombreux jeûneurs arrivent, plus facilement après un jeûne, à changer leur mode alimentaire (grignotage, malbouffe, sur-alimentation, aliments indigestes, aliments vides de nutriments,  aliments avec produits de synthèse…) ainsi que d’arrêter les addictions aux sucres, tabac, alcool… Pour le tabac c’est magique, les jeûneurs perdent tout simplement l’envie au bout de 3 à 4 jours de jeûne. Aussi je conseille aux jeûneurs de ne pas se forcer d’arrêter de fumer. Au moment venu, ils ne ressentent plus l’envie ni le besoin de fumer. A ce jour tous les fumeurs qui sont venus à mes séminaires de jeûne ont naturellement arrêté au bout de quelques jours de jeûne.

L’article explique que le jeûne c’est « une mise à jour de tout le corps ». Il permet de mettre de nouvelles habitudes en place et ainsi de changer ses modes alimentaires et d’équilibrer plus facilement son poids. Le jeûne réussit là où les régimes échouent.

J’irai plus loin, l’expérience montre que le jeûne permet de mieux comprendre les besoins véritables de son corps en aliments. J’ai en effet remarqué que nous sommes tous très différents en terme de quantité alimentaire nécessaire à notre corps. Bien que la règle soit de perdre en moyenne 10 à 15 kilos pour 21 jours de jeûne chez l’homme et 8 à 12 kilos chez la femme, il existe des personnes qui sortent totalement de ces normes.

L’expérience du jeûne permet d’apprécier les besoins corporels de chacun et donc d’ajuster la quantité de calories qui sont nécessaires à chaque individu.
Certaines personnes brûlent plus de calories, elle devront donc garder un apport régulier et important de nourriture entre les jeûnes. D’autres personnes sont plus économes, elles brûlent très peu de calories, ces personnes pourront alors se contenter de peu d’aliments. J’ai des cas de jeûneurs qui ne perdent que 5 à 6 kilos pour un jeûne de 21 jours.  Néanmoins, même si la perte de poids est faible, ces mêmes personnes affinent leur silhouette. Il n’y a donc pas que le poids à considérer. J’ai remarqué que les personnes anxieuses et tendues brûlent plus de calories et que les personnes détendues et calmes brûlent moins de calories. C’est tout à fait logique, plus on s’agite et plus on consomme.

Pour lire l’article « Jeûner pour mieux manger » dans son intégralité, vous pouvez vous procurer le magazine CLES qui est en vente en kiosque ou sur www.cles.com.

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