14 juin 2017

Jeûne et cancer

Le Pr David Khayat explique le 2 février 2012 dans une interview que « le cancer n’est pas une maladie ». Pendant des années les scientifiques ont cherché la molécule qui pourrait combattre cette maladie. Depuis 2011 nous avons la confirmation que le cancer est une mutation de la cellule avec altération du patrimoine génétique. La plupart du temps les cellules qui mutent meurent. Néanmoins dans le cas de cancer, les cellules qui mutent sont adaptées à leur environnement et vivent. Elles s’engagent alors dans un processus de prolifération infinie et deviennent malignes. Ce qui est intéressant est que la nouvelle empreinte génétique de la cellule cancéreuse est différente de l’empreinte génétique dont elle est issue au départ. L’empreinte génétique a changé. La solution est donc une thérapie basée sur la détermination de l’empreinte génétique…

 

Le naturopathe Robert Masson

Explique de son côté que les cellules asphyxiées par les déchets (pesticides, médicaments, produits de synthèse, alcool, tabac, téléphone portable, suralimentation, grignotage…) utilisent la fermentation pour produire l’énergie nécessaire à leur survie dans un milieu anaérobique. Cette fermentation produit de l’acide lactique. Cet acide a pour effet de casser les maillons d’ADN… La cellule mutée devient alors « folle » et prolifère…

 

Pour mettre toutes les chances de votre côté en cas de cancer, le jeûne doit être accompagné avant et après d’un réglage alimentaire, de prises de compléments alimentaires et d’une très bonne hygiène de vie. Les trois compléments alimentaires recommandés sont Ecomer, Propolis et le Quinton. L’Ecomer contient des alkylglycérols issus de l’huile de foie de requin des mers froides. Les témoignages de Robert Masson montrent que les patients qui utilisent ces alkylglycérols, trois semaines avant  la chimiothérapie ou la radiothérapie pour le traitement du cancer (sauf leucémie), gardent, à la grande surprise des médecins, ne présentent pas ou très peu d’effets secondaires durant le traitement. Les cancérologues sont parfois tellement surpris qu’ils se demandent si le patient a bien pris les doses de chimio ou alors proposent d’augmenter les doses et d’abréger la durée du protocole. Le professeur Henri Joyeux (cancérologue) utilise Ecomer pour ses patients.

Il est intéressant alors pour un patient atteint de cancer de potentialiser à la fois l’effet de l’Ecomer et celui du jeûne. Soit pour éviter la chimiothérapie ou pour mieux la traverser. Il faudrait dans ce cas selon la vitalité du patient faire des jeûnes de 5 à 7 jours et des cures d’Ecomer avant et pendant le traitement chimio.

Pour les personnes fatiguées et en carence, il est bon de prendre également le Fortior (oligo-éléments) de chez SND. Ce complément alimentaire naturel permet de corriger les carences les plus fréquentes et améliore la vitalité.

Otto Heinrich Warburg

Robert Masson s’appuie sur les travaux d’Otto Heinrich Warburg, prix Nobel de médecine en 1931. Il expliquait alors que la cellule cancéreuse évolue dans un terrain acide et produit de l’acide lactique pour survivre en l’absence de mitochondrie. Les mitochondries sont absentes dans une cellule cancéreuse qui vie en anaérobiose.

Pourquoi les cellules cancéreuses meurent lorsque nous jeûnons ?

Le Dr Valter Longo est un chercheur italien, il vit et travaille aux États Unis. Ses recherches sont fascinantes et simples à la fois ! Il a validé l’effet du jeûne sur les cellules cancéreuses. Son témoignage dans le film de Sylvie Gilman et de Thierry de Lestrade « Le jeûne, une nouvelle thérapie ? » démontre qu’en période de jeûne, nos cellules saines se protègent et en réalité vont de mieux en mieux. Elles ont gardé un patrimoine génétique permettant l’adaptation aux circonstances extrêmes (au manque de glucides pendant le jeûne). A contrario, les cellules cancéreuses ont perdu ce patrimoine génétique et sont dépendantes du glucide. Sans glucide les cellules cancéreuses régressent voire même disparaissent. Le processus peut être accéléré par une chimiothérapie pour ceux qui en ont. Le Dr Valter Longo a publié des études sur des souris soumises à de très fortes doses de chimiothérapie. Des doses proportionnellement au delà du supportable pour un homme. Les souris qui jeûnent survivent et ne présentent aucun effet secondaire. Les souris qui mangent meurent ou subissent de profonds traumatismes.

Valter Longo en images
Ci-joint une vidéo du témoignage de Valter Longo. Pour ceux qui comprennent l’anglais.

Dr. Valter Longo – Fasting Cycles Retard Growth of Tumors
Témoignage de Valter Longo, démontrant que durant le jeûne, les cellules normales résitent bien au jeûne alors que les cellules cancéreuses disparaissent.

Cette vidéo est intéressante à regarder même si vous ne comprenez par l’anglais. Vous y trouverez des souris auxquelles des doses de chimio ont été injectées. Celles qui sont malades ont été nourries durant la chimio. Celles qui vont bien ont jeûné durant la chimio.

 

Précautions avant de se lancer dans le jeûne :
Pour une personne atteinte de cancer, il est recommandé de vérifier la vitalité et les réserves pondérales avant de jeûner. Il sera bon également de procéder par étapes et de ne pas faire un jeûne au-delà de deux jours la première fois. En résumé, faites-vous accompagner avec un examen médical avant, pendant et au terme du jeûne. Le jeûne n’est pas dangereux, néanmoins si vous avez le cancer ou si vous êtes malade il est préférable de se faire accompagner. Pour l’accompagnement au jeûne, voir sur le lien accompagnement jeûne thérapeutique.

Avons-nous testé le jeûne sur des sujets cancéreux ?
Cette découverte en laboratoire sur les souris a été vérifié auprès de 10 patients par le Dr Valter Longo. Il rapporte dans une étude de 2009 qu’il avait essayé sur 10 patients volontaires diagnostiqués avec différents types de tumeurs malignes des cycles de jeûne avant (48-140 heures) et/ou après (5-56 heures) la chimiothérapie. Aucun de ces patients, qui avaient reçu une moyenne de 4 cycles de chimiothérapies différentes en combinaison avec le jeûne, n’avait rapporté d’effets secondaires importants causés par le jeûne lui-même. Les volontaires montrent une meilleure vitalité malgré la chimio et moins d’effets gastro-intestinaux.

D’autres témoignages
Ces expériences confirment ce qui a été observé dans les camps de concentration par les médecins allemands (d’après le naturopathe Robert Masson). Malgré les conditions extrêmes, et un stress insupportable, les prisonniers se guérissaient de leur cancer. De même en laboratoire : plus les animaux sont nourris et plus ils développent des cancers. Plus leur alimentation est frugale avec des périodes de jeûne, meilleure est leur santé.
Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, voilà ce qu’explique Dr. Valter Longo dans la vidéo ci-dessus :

Dans cette étude nous avons testé une large variété de cancers sur les animaux. Certains étaient des cancers humains et d’autres étaient des cancers de souris. Nous avons testé beaucoup de différents types de cancers. Allant du cancer du sein, cancer des  ovaires, mélanome, gliome, et autres. Nous avons découvert que le jeûne pouvait protéger les souris contre les effets secondaires de la chimiothérapie.

Image d’une souris qui n’a pas jeûné avant le traitement chimiothérapeutique : La souris tremble et est en mauvaise santé.

Image d’une souris qui a jeûné avant le traitement Chimio thérapie : La souris semble et est en très bonne santé.

Néanmoins notre expérience ne donnait pas clairement d’informations si le jeûne protégeait tout l’organisme, dont également les cellules cancéreuses ou uniquement les cellules bien portantes. Si le jeûne protégeait également les cellules cancéreuses alors notre expérience serait sans aucune valeur.

Il nous a fallu cinq ans, travaillant sur les cellules cancéreuses, pour trouver comment les cellules cancéreuses réagissaient. Nous avons découvert que le jeûne engendrait des conditions insupportables pour les cellules cancéreuses et encore plus surprenant nous avons découvert que mêmevsans chimiothérapie, le jeûne faisait reculer le nombre de cellules cancéreuses.

Le jeûne, un environnement extrême insupportable pour le cancer !

Le focus jusqu’à présent était : comment pouvons nous éliminer les cellules cancéreuses et protéger les cellules bien portantes avec une arme magique ? Nous avons découvert que finalement la solution n’était pas de trouver l’arme magique mais d’agir sur l’environnement de la cellule. En créant un environnement extrême, les cellules normales sont capables de s’adapter alors que les cellules cancéreuses sont incapables de s’adapter. Lorsque la cellule mute, elle perd sont patrimoine génétique et c’est justement le cas des cellules cancéreuses. La mutation de la cellule lui fait perdre sa capacité à s’adapter à un environnement extrême. Le jeûne est probablement un des environnements le plus extrême que vous pouvez rencontrer et c’est pourquoi les cellules cancéreuses ont tant de mal à supporter le jeûne, la réduction majeur en glucose, la réduction majeur des facteurs de croissance. Avec le jeûne, il y a tant de choses en dehors de la cellule qui changent que la cellule cancéreuse ne peut plus gérer la situation et disparait. Les cellules cancéreuses ne savent pas s’adapter aux situations extrêmes du jeûne. Notre corps est génétiquement mieux armé pour s’adapter au jeûne qu’il ne l’est pour s’adapter à la chimiothérapie. Les cellules cancéreuses et les tumeurs ne sont par adaptées au jeûne et donc disparaissent lorsque nous jeûnons.

Comment les cellules s’adaptent aux jeûnes ?

Pour comprendre le mécanisme par lequel le jeûne protège les cellules bien portantes, l’équipe de Valter Longo a analysé le changement des expressions génétiques qui régule le fonctionnement des cellules. Ils ont sélectionnés des cellules du foie, du cœur et des muscles. Après deux jours de jeûne, Valter Longo a mesuré des changements importants dans l’expression des gènes. Notamment un ralentissement de prolifération et un mode de protection des cellules. Les cellules bien portantes s’adaptent au changement d’environnement apporté par le jeûne. Les cellules cancéreuses ne présentent pas les critères d’adaptation et deviennent très vulnérables au changement d’environnement entraîné par le jeûne.

Nous voyons en quatrième colonne les cellules issues d’une tumeur en comparaison avec des cellules bien portantes colonne 1,2 et 3.

L’expression génétique des cellules de la tumeur est différente de celle des cellules bien portantes dans un environnement de jeûne.

Tanya Dorff explique : Lorsque nous avons entendu parler des découvertes de Dr. Longo nous avons voulu le mettre en place sur des personnes atteintes de cancer. Nous avons trouvé cela très excitant car les applications étaient larges et c’était gratuit.

Ce qui était aussi unique, c’est que le jeûne pouvait avoir une large gamme d’effets sur les tissus cancéreux. Cela rendait l’expérience très attirante et puissante. Nous avons donc mis en place la phase 1 du test et mon rôle était celui de contrôleur. Nous avons eu trois phases de jeûne, à 24, 48 et 72 heures. La première phase est maintenant terminée et nous avons l’autorisation de passer à la phase deux.

Dr.Valter Longo propose aux personnes atteintes de cancer de jeûner en collaboration d’un thérapeute. Il faut que les conditions de jeûne soient réunies. Une tension artérielle correcte, un bon niveau de vitalité et suffisamment de réserves pondérales. Il déconseille de faire cela seul sans accompagnement.

Il faudra peut-être 20 ans pour tester le jeûne sur tous les cancers aussi il est irréaliste d’attendre que tout ait été testé et approuvé avant de profiter de cette découverte.

Des personnes atteintes de cancer ont tenté l’expérience de jeûner avant, pendant et après la chimiothérapie. Toutes confirment se sentir bien mieux. Sur le lien ci-joint un témoignage sur Rebelle Santé : Le jeûne et la chimiothérapie.

D’autres témoignages ici : Jeûne et chimio pour cancer du sein.

Plus d’informations sur les travaux de Valter Longo: Le jeûne régénére les cellules souches.

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