7 juillet 2020

Angeline, 7 jours de jeûne en groupe, vit une naissance en se connectant à son cœur.

Angeline jeûne 7 jours et vit une naissance en se connectant à son cœur. Elle a appris à s’écouter, à parler avec son cœur, ce qui est nouveau pour elle.

La semaine de jeûne d’Angeline.

Eric GANDON : « Comment ça va ? Tu as quel âge ? »

Angeline : « Ça va, mieux ! J’ai 20 ans. J’ai fait 1 semaine de jeûne, mais pour moi, je n’ai même pas envie de parler du jeûne, d’abord. Ce n’est pas la priorité pour moi. Ce n’était pas si facile que ça, c’est quelque chose d’anormal si l’on peut dire ça comme ça. Pour moi, ce n’est pas le jeûne qui est important. Ça l’est, car on va perdre du poids donc c’est une suite logique. Mais je suis venue pour le mental, par rapport au physique. J’ai découvert quelque chose que je ne pensais pas être possible. Pour moi, c’était inimaginable. »

Une belle surprise pour Angeline.

Eric GANDON : « Tu as eu une surprise alors ? »

Angeline : « Une grande surprise, oui. C’est fou. J’ai l’impression d’être née, cette semaine. Une naissance. Pas une renaissance, une naissance. »

Eric GANDON : « Comment expliquer ça ? »

Angeline : « Comment expliquer ça…. je ne me connaissais pas avant. Je n’ai jamais vraiment su qui j’étais. Pourquoi je suis là, pourquoi je fais telle chose, un gros manque de confiance en moi, un manque d’amour, je parle de moi, pas par rapport aux autres, j’étais trop dans le mental. Je ne pense pas assez avec le cœur, en fait. Quand on vient ici, on apprend à se parler ou à s’écouter, à parler avec son cœur. Ça, c’est vraiment quelque chose de nouveau pour moi. »

La méditation, un vrai bonheur pour se soulager l’esprit.

Eric GANDON : « Qu’est-ce qui a permis ça ? Le jeûne ? »

Angeline : « Le jeûne, mais aussi toutes les méditations que l’on a faites. Le yoga que l’on peut faire, les prises de parole en groupe, le non-jugement, c’est quelque chose de très important pour moi le non-jugement. Je me sens souvent très jugé par la foule, le quotidien, moi-même aussi. Le fait d’être ici, c’est …. je ne sais pas comment l’expliquer car c’est inexplicable. Chacun ressent à sa manière, mais j’ai découvert mon cœur. Je ne sais pas si c’est sensoriel, c’est dans mon corps quoi. C’était vraiment puissant. Il y a quelque chose que je tiens à dire aussi, une chose importante s’est passée cette semaine, c’est le pardon. Le pardon sur le passé que j’ai eu, le futur que j’aurai. A n’importe quel âge, on a tous un « sac-à-dos » avec des petits cailloux, des rochers, et apprendre à lâcher ces cailloux. On se dit souvent qu’on en a lâché un, mais on en récupère un plus gros. Pardonner, c’est le plus important, en tout cas, pour moi, sur cette semaine de jeûne. C’est ce qu’on a fait hier. Je suis très émotive, mais ça m’a beaucoup parlé. Tout de suite, je n’avais plus mal dans mon corps. Littéralement. Toute la semaine, j’ai eu des vomissements, des nausées, le cœur qui palpite, des pensées noires, de la haine envers certaines personnes de ma famille, de la colère justement, et puis, pour la première fois, j’ai pardonné. Depuis 20 ans, je n’avais jamais vraiment essayé de pardonner, et là, j’ai lâche prise. C’est aussi une cohésion de groupe, on a tous pardonné, je ne l’ai pas fait toute seule. Ca fait vraiment du bien. »

Eric GANDON : « Tu trouves quelqu’un de nouveau. »

Angeline : « Je me suis trouvée, et c’est agréable de se trouver. Rien qu’avec ça, on a une sensation d’avoir perdu… de se sentir plus léger. Oui, on va perdre du poids, je n’avais pas vraiment d’objectif concernant le poids. C’est vrai que j’étais en surpoids, j’ai perdu assez donc je suis contente. L’aspect, plutôt, spirituel a été beaucoup plus bénéfique. S’arrêter de manger, oui, c’est difficile, mais on y arrive et tout le monde peut y arriver. C’est le mental qui joue, mais le côté spirituel, ça, c’est plus difficile à faire et quand on y arrive, on peut repartir sain chez soi. »

Persister, le mot d’ordre d’Angeline.

Eric GANDON : « Tes douleurs au ventre sont totalement parties ? »

Angeline : « Ce n’est pas totalement parti, c’était hier, j’ai encore des choses à travailler sur moi, ça, je le sais. J’ai une longue vie qui m’attend donc il faudra que je travaille tous les jours dessus, et je vais m’y obliger, il faut que je pense à un bonheur, si on peut dire ça comme ça. Les mots, que j’ai, sont moindres. Ils se sont atténués. J’ai beaucoup plus de joie, je me tiens beaucoup plus droite. Je suis arrivée, ici, j’étais recroquevillé sur moi-même. Là, je me lève, je m’impose et je suis fier. Merci Eric. »

 

Voir également :

Comment bien jeûner
Planning des cures de jeûne hydrique
Se sentir bien dans son corps et son esprit

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