7 septembre 2019

LE JUS DE CITRON EST ACIDE OU BASIQUE – CE QUE JE PENSE DE LA THÉORIE DES ALIMENTS ACIDE ET BASIQUE

Le citron acide ou basique ?

Est-il bon de prendre du jus de citron ?

Dans cet article et cette vidéo je vous explique :

  1. Pourquoi ne pas prendre de jus de citron si vous êtes une personne frileuse ou souffrant de maladie de Raynaud ou d’ostéoporose ou d’hypotension.
  2. Pourquoi prendre le jus de citron seul ou avec un fruit au petit déjeuner ou à 17h30.

 

Vidéo le jus de citron du matin :

Expérience de l’os de poulet dans le jus de citron.

Immergez un os de poulet dans un jus de citron. Prenez le PH de la solution au départ de votre expérience vous observez que la solution est très acide, puis testez à nouveau le PH 3 jours après, le jus a perdu de son acidité. Votre solution s’est basifiée. Observez comment a évolué l’os de poulet. L’os est devenu mou. Que s’est-il passé ?

L’acidité du citron a provoqué une déminéralisation de l’os, la solution a perdu de son acidité et l’os a perdu ses minéraux. Les minéraux de l’os sont venus équilibrer l’acidité du citron. C’est comme cela que certains expliquent que le citron basifie. Mais ils n’expliquent pas comment et à quel prix pour votre corps. Si l’acidité du citron produit cet effet sur un os, quel est l’effet dans notre corps ?

Pour le corps humain l’effet du citron dépendra de l’individu. On pourra néanmoins considérer deux catégories d’individus.

Pour faire simple je dirais les « non frileux » et « les frileux » :

Les non frileux, que Robert Masson appelle les acido-neutralisant par oxydation, sont ceux qui ont toujours trop chaud, ils peuvent se promener dehors en hivers en chemise, ils n’ont pas froid. Ils ont besoin de fenêtres ouvertes ou de la ventilation froide en permanence. Ils recherchent la fraîcheur. Ils sont souvent en surpoids et développe facilement des inflammations, de l’hypertension, du diabète. Ils ont parfois des facultés de magnétiseurs. Ils sont en général peu soucieux et rassurant pour leur entourage.

Les frileux, que Robert Masson appelle les acido-neutralisant par déminéralisation, sont ceux qui sont plus frêles, plus minces, le teint pâle, la peau fine, petites oreilles, petites lèvres, petit nez. Ils aspirent à être bien couvert et bien au chaud. Ils n’aiment pas le froid. Ils peuvent développer facilement la maladie de Raynaud, l’ostéoporose, l’hypotension, des caries dentaires, des tendinites.

Pour le non frileux, le jus de citron du matin ou le vinaigre le matin sera bénéfique. L’acidité du citron leur apportera la fraîcheur qu’ils cherchent. Leur tension sera mieux équilibrée. Le citron aidera à détoxiner le foie et à faire baisser les inflammations. Le non frileux arrivera à équilibrer l’acidité du citron sans risque de déminéralisation.

Pour le Frileux c’est tout autre chose. Le jus de citron aggrave leur frilosité et provoque une déminéralisation.  Si notre frileux insiste à prendre le jus citron et fruits crus acides sur une longue durée il peut alors développer de l’ostéoporose, des caries dentaires ou la maladie de Raynaud.

Digestion du citron dans l’intestin grêle :

Par ailleurs le citron étant un fruit, il ne se digère pas dans l’estomac mais dans l’intestin grêle. Le jus de citron devra être pris seul ou avec des fruits crus, soit au petit déjeuner soit au goûter. Voir plus ici sur la digestion des fruits crus.

 

Quand prendre le jus de citron ?

Si vous êtes une personne frileuse je recommande de ne jamais prendre le jus de citron en hiver ou lorsque vous avez froid. Si vous en prenez, privilégier l’été et 17h30 avec ou sans fruit cru. Au niveau chronobiologie, 17h30 est le moment de la journée où le corps à le plus de vitalité et le plus de capacité à équilibrer l’acidité du citron. Pour les sportifs, c’est à 17h30 que les records du monde sont battus.

La nature a bien fait les choses, les fruits poussent aux périodes de l’année où il fait chaud.

Si vous n’êtes pas frileux ou que vous souffrez d’hypertension, le jus de citron pris seul ou avec un fruit cru vous sera très profitable. Il vous aidera à baisser la tension et vous rafraîchira.

 

Qu’en est-il des marinades de poisson et du jus de citron sur les crudités ?

Pour les marinades, la solution deviendra moins acide car le poisson aura équilibré l’acidité du citron notamment si vous laissez un peu d’arêtes. Elles deviendront molles et inoffensives et elles auront contribué à alcaliniser le citron.

Pour les crudités vous pouvez mettre quelques gouttes de citron pour assaisonner, c’est tout à fait acceptable car négligeable en quantité.

 

ÉQUILIBRE ACIDO-BASIQUE ET ALIMENTATION par Robert Masson

Comment l’organisme régule-t ’il l’équilibre acido-basique ?

Essentiellement, mais non exclusivement, par trois mécanismes :

  1. Par la production de bicarbonates-tampons au niveau de l’intestin grêle et du colon assurant la charge tampon bicarbonatée du plasma pouvant absorber rapidement une charge acide.

Tout excès de fibres alimentaires, toute forme de mal digestion (grignotage, suralimentation, inhibiteurs de digestion, aliments indigestes, etc.) générateurs de diarrhée chronique, peut avec le temps favoriser la baisse du pH plasmatique par carence d’apport en bicarbonates.

Plus rarement, des vomissements répétés (mal digestion, pompage gastrique, certains médicaments) par perte acide pourront créer l’alcalose plasmatique.

 

  1. Par régulation pulmonaire :
    • Les poumons éliminent rapidement la surcharge en CO2 acide au prix d’une hyperventilation, le pH remonte vite.
    • Tout manque aigu en apport d’oxygène, intoxication par le CO2, hypoxémie aiguë, état de choc, intoxication lactique de l’épuisé sportif, … vont créer une acidose lactique par hypoxie.

 

  1. Par régulation rénale : les bicarbonates, filtrés par le glomérule rénal, sont réabsorbés par le tube proximal et le tube distal, créant continuellement de nouveaux bicarbonates.

Tout ce qui peut altérer le rein au long cours, notamment les intoxications tabagiques, alcooliques et médicamenteuses, pourront créer une acidification du plasma.

 

L’alimentation peut-elle perturber l’équilibre acido-basique ?

Les aliments protéiques animaux, viandes, poissons, œufs, fruits de mer seraient une cause d’acidification du plasma.

Qu’en est-il dans la réalité ?

Internationalement, les biologistes et les nutritionnistes estiment que la ration normale doit être d’un gramme de protéines par kilo corporel et par jour soit 70 grammes de protéines pour un individu de 70 kilos.

  • Un gramme de protéines s’obtient par cinq grammes d’aliments protéiques.

 

  • 70 grammes de protéines équivalent donc à 350 grammes d’aliments protéiques soit par exemple 175 grammes de viande ou œufs le midi + 175 grammes de poisson ou fruits de mer le soir.

Ces apports ne peuvent en aucun cas acidifier car :

  1. De l’hydrolyse digestive des protéines résultent des aminoacides dont 50% ont une fonction acide et 50% une fonction basique.
  1. Au niveau cellulaire, le métabolisme des protéines produit approximativement par jour 30 grammes d’urée et ammoniaque basique et moins de 2 grammes d’acide urique.
  2. Les protéines du plasma sont aussi un système tampon antiacide

Les craintes des végétariens et des naturothérapeutes sont donc totalement infondées.

Les apports protéiques ne sont à diminuer que dans le cas de l’insuffisant rénal et ce, pour des raisons plus générales.

 

Cependant, la suralimentation protéique nous apparait comme éminemment nocive. Certaines personnes débutent leur repas par des charcuteries ou un plateau de fruits de mer, continuent par une viande ou un poisson + ensuite fromage, et terminent par un dessert aux œufs et au lait – soit cinq apports protéiques, midi et soir, donc dix apports protéiques par jour.

Dans ces conditions évidemment, avec le temps et le surmenage rénal, pourra se produire une réabsorption insuffisante des bicarbonates filtrés (tube proximal) ou une création insuffisante de bicarbonates (tube distal) donc une acidification du plasma.

 

Les farineux, les féculents, le saccharose :

L’hydrolyse digestive des diverses céréales et des tubercules (pomme de terre, manioc, etc) apporte à l’organisme minéraux, oligo-éléments, vitamines, amino-acides mais surtout et essentiellement du glucose, nutriment fondamental de la vie cellulaire.

L’hydrolyse digestive du sucre de canne complet apporte à l’organisme les minéraux de la canne mais surtout du glucose et du fructose résultant de l’hydrolyse du saccharose.

L’hydrolyse digestive du sucre de canne ou de betterave hyper-raffiné apporte du glucose et du fructose.

Le glucose et le fructose ne font pas varier le pH.

 

Pour certains nutritionnistes les céréales complètes et surtout intégrales (aucun raffinage) pourraient acidifier l’organisme car leur enveloppe est riche en acide phytique, déminéralisant. « L’acide phytique inhiberait l’absorption de divers cations (Zn, Cu, Co, Mn, Ca, Fe) en formant des sels insolubles (phytates). » Wikipédia

Le risque est hypothétique car l’acide phytique se combine au calcium intra-luminal (de l’intestin) pour former des phytates de calcium insolubles et éliminés par voie fécale. Il n’y a, dans ce cas, pas de risque d’acidification proprement dite mais pour l’organisme une spoliation calcique.

Les glucides farineux, féculents, et même le saccharose ingéré modérément en fin de repas ne sont pas nuisibles.

 

Par contre, le grignotage ou non-stop alimentaire (que je dénonce depuis les années 70) par « l’injection » répétée de glucose dans le plasma (6 à 10 fois par jour), et ceci en plus des « arrivées normales » de glucose dues aux repas, va induire un diabète de type 1 insulinodépendant en sollicitant quasi non-stop les cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas.

 

Si ce diabète tarde à être identifié ou n’est pas traité, l’organisme « utilise ses graisses » avec production de corps cétoniques. Et dans ce cas, le pH baisse très vite.

L’acidose métabolique s’installe et dès que le pH est < 7.10, c’est le coma ou pour le moins le collapsus.

 

LES FRUITS ET LES LÉGUMES

Les légumes feuilles (chou, batavia, laitue, pissenlit, etc) et les légumes racines (carottes, céleri, betterave, etc) n’apportent pas d’acides ou de façon insignifiante.

Les fruits amylacés (châtaignes, bananes) n’apportent pas d’éléments acides.

Les fruits secs (dattes, figues, pruneaux, etc), par la chaleur et la dessiccation, ont perdu l’essentiel de leur acidité.

Les fruits oléagineux (noisettes, amandes, noix, pistaches, sésame, etc) sont assez riches en protéines et très riches en minéraux, calcium, magnésium, potassium et oligo-éléments, ils ne sont pas acidifiants mais minéralisant.

Les fruits aqueux (oranges, ananas, pamplemousses, fraises, cerises, framboises, pommes, poires, etc) ont des teneurs variables mais en général élevées en acides citrique, tartrique, malique, etc.

Pour la plupart des auteurs, ces acides fruitariens ne présenteraient aucun danger et, magie du verbe, plus ils seraient acides, plus ils alcaliniseraient !

 

Comment alors expliquer que les crudivores ingérant 2 à 4 kilos de fruits par jour sont dans un état d’affaiblissement et de décalcification extrême : ils n’ont plus de dents (malgré l’absence totale de sucre et sucreries dans leur alimentation) ou sont atteints d’une carie spéciale (micro-poly-carie apparaissant « en pointillé » sous l’émail dentaire) et n’ayant rien à voir avec la carie due au saccharose.

 

J’ai passé 60 ans de ma vie à observer l’incidence des fruits sur la santé humaine et les théories et les modes ne m’influencent nullement…

Nous verrons plus tard, dans une ou deux décades, les « désastres » générés par la mode de 5 fruits et légumes par jour, tout au moins, chez certains types d’individus dont nous allons parler maintenant.

 

Métaboliquement, il y a deux types d’individus, à savoir :

 

A – LES ACIDO-NEUTRALISANTS PAR OXYDATION

Les individus sont « solides », résistant à la fatigue et au froid, ils aiment la vie, sont plutôt joviaux et hauts en couleur, ils ont une stature relativement ou franchement imposante en général.

Ces personnes neutralisent les acides citrique, tartrique, malique des fruits en gaz carbonique et en eau. Les acides sont oxydés sans problèmes, les fruits (apport de vitamines, polyphénols, sucres, fibres, etc) sont « tout bénéfice » pour eux.

 

B – LES ACIDO-NEUTRALISANTS PAR SPOLIATION MINÉRALE

Ces individus sont souvent peu résistants à la fatigue et ils redoutent le froid qui est leur pire ennemi. Le froid (aussi bien le froid sec mais plus encore le froid humide) crée chez eux des baisses de vitalité, des infections ORL et bronchiques. Ils sont le plus souvent assez maigres de constitution, ils sont plus attirés par le travail cérébral que par le travail physique… ils ne sont jamais « haut en couleur » mais plutôt assez pâles et leur sommeil laisse souvent à désirer…

Ces individus ont une capacité réduite pour oxyder les acides citrique, tartrique, malique, etc.…) des fruits

Les acides non oxydés vont être neutralisés, en associant aux acides fruitariens, un minéral calcium ou magnésium ou potassium (prélevé sur les os ou les dents).  Nous aurons ainsi :

  • ACIDE CITRIQUE + CALCIUM = CITRATE DE CALCIUM éliminé par voie urinaire
  • ACIDE CITRIQUE + MAGNÉSIUM = CITRATE MAGNÉSIUM éliminé par voie urinaire
  • ACIDE CITRIQUE + POTASSIUM = CITRATE DE POTASSIUM éliminé par voie urinaire

 

Même processus pour l’acide malique, tartrique, ou autres.

Ainsi : Le PH du plasma ne « varie pas », mais l’organisme se déminéralise.

Les systèmes tampons de « secours » sont utilisés par l’organisme lorsque les grands systèmes tampons d’apport de bicarbonates (intestin), d’élimination acide (poumon), de réabsorption et de création de bicarbonates (reins) sont insuffisants.

Ceci est souvent le cas des adolescents ingérant des QUANTITÉS FARAMINEUSES D’ACIDE PHOSPHORIQUE AVEC LES SODAS.

 

EN CONCLUSION :

Très peu de facteurs alimentaires peuvent faire varier le pH plasmatique à savoir :

 

  1. Une diarrhée chronique (ou excès de fibres ou mal digestion),

 

  1. L’acido-cétose par diabète de type I (non contrôlé) dû au non-stop alimentaire

 

  1. L’altération du rein par l’alcool, le tabac, certains médicaments, ou l’excès protéique (8 à 10 aliments protéiques /jour),

 

  1. L’ingestion massive et habituelle d’acide phosphorique par les sodas (adolescents),

 

  1. L’ingestion très importante de fruits aqueux chez l’acido-neutralisant par spoliation minérale.

 

L’acidification du plasma ne surviendra alors qu’en deuxième temps après la décalcification massive.

Pour ce cas précis, il faudra en plus du réglage alimentaire impératif, supplémenter l’alimentation avec un reminéralisant naturel et organique de haute valeur : soit CALCIOR .

 

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