14 septembre 2020

Bienfaits de 25 jours de jeûne hydrique sur un œdème osseux et une spondylarthrite.

Anthony souffrait d’un œdème osseux au talon d’Achille et d’une spondylarthrite. Découvrez l’évolution d’un jeûne hydrique de 25 jours.

La première semaine de jeûne d’Anthony.

Eric GANDON : « Comment tu vas Anthony ? »

Anthony : « Ça va, un petit peu dans les cornes, je pense que je prends mon mur à retardement, mais toujours en lien avec le jeûne sec. »

Le jeûne sec, c’est compliqué ?

Eric GANDON : « Tu as fait du jeûne sec, c’est compliqué non ? »

Anthony : « Oui, il n’y avait aucune volonté de performer, c’était une expérimentation. Je l’ai fait 4 jours du coup, sans boire. J’ai fait lundi, mardi avec une hydratation particulière, donc boire quand j’ai soif. C’était mercredi où, la journée était lancée, je n’avais pas bu, je me suis dit pourquoi pas, il y avait des moments difficiles, mais je ne sais pas si c’est corrélé au jeûne sec, ou pas. Hier, c’était la journée la plus raide pour moi, j’avais du mal à tenir debout, j’étais affalé sur les tables. J’étais content de découvrir une autre dimension. Tu m’avais dit de ne pas manger, ne pas boire pendant 1 journée, pour moi, c’était le chaos assuré, et puis on en est là, c’est une bonne expérience. »

Les raisons de ce long jeûne.

Eric GANDON : « Pourquoi ce travail à 30 ans ? »

Anthony : « On m’a détecté une spondylarthrite ankylosante il y a 4 ans de ça, en 2016. Ça fait 4 ans où je suis un peu en pèlerinage pour trouver des solutions. On a tiré toutes les ficelles possibles du point de vue médecine allopathique, sans aucun succès, et l’approche médicamenteuse, ça ne me plaisait pas. La solution qui est efficace, aujourd’hui, c’est de prendre un traitement, une biothérapie, donc il faut prendre des immunodépresseurs pour supprimer les défenses immunitaires, car ce sont ces défenses immunitaires qui ont attaqué mon système. D’un point de vue conceptuel, je ne suis pas prêt, et j’aimerais remonter à la source, donc de fil en aiguille, j’ai beaucoup lu sur des travaux du Docteur Seignalet, des choses que j’ai pu expérimenter sur quelques semaines, et j’ai vraiment vu l’impact puissant d’un régime anti-inflammatoire, de rééquilibre, de micro-biote. Le problème, c’est que je suis un très bon sprinteur mais pas un bon marathonien, et j’ai besoin de retrouver la dimension de plaisir dans une alimentation seine. En fait, j’ai toujours été extrêmement ouvert à tout ce qu’est approche naturelle, j’ai toujours été très captée par la puissance du corps, le mental. Ce qui m’a amené ici, ça a été des signaux. J’ai eu un énorme coup au moral en juin dernier, et dans les 2 jours suivants, j’ai eu des amis qui m’ont parlé du jeûne de façon consécutive. Je suis très là-dedans, et depuis juin, à fond la caisse dans la documentation, et voilà, je suis ici. »

Comment Anthony a préparé son jeûne ?

Eric GANDON : « Tu as préparé ton jeûne en te documentant alors ? »

Anthony : « J’ai pas mal bouquiné, car c’est la façon que j’aborde beaucoup de choses. J’ai besoin de me documenter et de croiser les informations pour être convaincu. J’ai une vrai envie d’être dans la pédagogie avec les gens qui m’entourent et j’ai commencé ma préparation, du moins, ma descente alimentaire assez tôt. C’était aux alentours du 5-6 juillet. J’étais très captée par l’alimentation végétale, qui n’est pas un absolue en tant que tel. Du coup, ça fait vraiment depuis juillet que je suis dedans. »

Des résultats déjà apparents ?

Eric GANDON : « Tu as commencé à avoir des résultats ? »

Anthony : « L’énorme point qui me surprend, c’est le sommeil. Depuis tout petit, j’ai toujours été un somnambule très actif, un sommeil très agité qui est entrecoupé, et un réveil au matin où je dors comme un plomb. Mais là, depuis une semaine, je dors super bien. Les nuits sont courtes, mais denses. J’avais déjà eu ça grâce à des huiles essentielles, mais là, ça va mieux. Le sujet qui m’embête, qui m’a beaucoup handicapé depuis 2 ans, c’est l’inflammation de mon tendon d’Achille, qui a généré un énorme œdème osseux. Ça m’a empêché de mettre des chaussures, j’ai eu 7 mois de béquilles, et j’ai eu un temps mort sur les pratiques sportives. Aujourd’hui, l’œdème a diminué, j’arrive à appuyer dessus sans que ça soit trop douloureux. Cependant, ça dépend des matins, pendant le jeûne sec, j’ai senti que ça revenait à nouveau, je ne sais pas si c’est parce qu’il y a moins d’eau qui circulent dans les tissus. Egalement, je perds un poids phénoménal, ce n’était pas mon objectif, mais j’étais assez gainé du torse, des bras, et j’avais toujours tendance à gainer mon abdomen dans un souci de visuel, d’auto-perception. Quand je relâchais vraiment, j’avais un ventre un petit peu rond. Je perds entre 900 grammes à 1 kilo par jour. Je me demande jusqu’où on ira, mais ça va aller. On est là pour faire du jeûne, et c’est ce que j’essaye d’expliquer à mon entourage. Il y a une dimension, certes physique, et les gens viennent, car ils ont des souffrances physiques. Mais on a beaucoup de gens qui ne sont pas du tout dans cette démarche-là, eux c’est plus l’aspect émotionnel. C’est un peu comme une petite famille, on est tous dans notre premier jeûne, il y a des partages qui sont assez fou. Je rencontre des gens qui ont la même pathologie que moi, à d’autres stades. Je trouve que c’est vraiment la plus grosse richesse de tout ça. On n’est pas strictement dans la mécanique du corps, du jeûne, de la perde du poids. Il y a un vrai travail d’éveil dans la projection, la visualisation. C’est un énorme temps mort pour repenser sa vie, choisir des directions, je viens aussi pour ça. A titre perso, je suis à la croisée des chemins et ça m’aide à y voir plus clair. C’est top, ça dégage la tête et c’est une belle expérience de vivre ça en groupe. J’ai commencé le jeûne avant de venir, ce n’est pas du tout pareil. Psychologiquement, c’est lourd, et on a besoin d’être ici, d’être dans une bulle. »

Deux semaines, et Anthony continue !

Eric GANDON : « Nous voilà au Château de Brou, dehors. Combien de jours de jeûne ? »

Anthony : « 14 jours sans manger, à priori, c’est faisable. Je me sens bien, de manière globale, il y a un état physique qui est beaucoup plus ralenti. Mais ça va, on apprend à se reconnecter. Quand je suis fatigué, je me repose, et quand j’ai la pêche, j’ai la pêche. C’est une notion que j’utilise beaucoup et qui me parle déjà, c’est l’intuition. On a soif, on boit, j’ai envie de lire, je lis. Il y a des activités où je n’y vais pas, car je n’ai pas envie de les faire, donc c’est l’absence de contrainte, je m’écoute, et ça passe. »

Une belle perte de poids depuis le début.

Eric GANDON : « 14 jours de jeûne, un mois de préparation, tu laisses combien de kilos derrière toi ? »

Anthony : « J’arrive à -14 kilos. Je perdais quasiment un kilo par jour, la première semaine, et cette semaine, j’ai du perdre 1 kilo 100. Heureusement, car je me suis dit qu’au bout de 4 semaines, il ne resterait plus grand chose. Ça ne m’inquiétait pas. Je ne peux plus faire de sport, je ne me sentais pas avec un gros gabarit, mais je me sentais gras et flasque, et là, c’est vrai qu’on redescend l’ossature avec une viande qui est plus maigre. »

Eric GANDON : « Ça te permet d’avoir un muscle sec ? »

Anthony : « C’est ça, vue qu’on brûle les masses graisseuses. Je pense que le gros du paquet était au niveau du ventre, j’avais l’habitude de gainer, et je me suis jamais autorisé à lâcher. Ça, c’est une histoire familial. Aujourd’hui, j’ai un ventre ultra plat, et la sangle abdominal qui est super dessiné sans faire de sport. J’ai vocation, qu’une fois les douleurs passées, à reprendre le sport et à avoir un corps tonique et dynamique, je ne pourrais pas repartir sur de meilleures bases que ça. »

Des améliorations au niveau des douleurs ?

Eric GANDON : « Où en sont tes douleurs ? »

Anthony : « On a amorcé un énorme palier au niveau de mon pied. Ma spondylarthrite qui avait impacté ma colonne il y a 4 ans de ça, que j’avais bien fait disparaître grâce à un rééquilibrage alimentaire et une reprise de sport. Là, c’est un œdème osseux qui était constamment inflammé depuis 2 ans et demi. Fin de première semaine, pas de mouvements, je me disais qu’il n’y aurait pas d’évolution. Je me suis dit qu’il fallait y aller à fond, et depuis lundi, je prends un drainant pour drainer l’œdème, je masse beaucoup l’orteil, j’étire énormément, et il y a le jeûne. Là, je n’ai jamais vu mon os aussi désinflammé que ça. Je compare toujours, et la boule est encore visible, mais ça n’a rien à voir. Je commence à retrouver une motricité que je n’ai pas eu, donc autant dire que ça me met un feu ardent. C’est chouette. On est à mi-chemin de l’expérience, donc c’est positif, et ça rince toute une dynamique. Il y aura la reprise alimentaire qui va continuer de détoxiner tranquillement, et le fait de retrouver une mobilité va me permettre de refaire quelques exercices, de re-muscler et regagner la zone, donc je suis heureux. Il y a beaucoup de séquences, donc tu donnes du contenu, il y a l’exemple, du contre-exemple, et je trouve ça chouette. Je partage beaucoup, et c’est extra.

21 jours de jeûne hydrique pour Anthony.

Eric GANDON : « Alors, troisième semaine ? »

Anthony : « Oui, avant-dernier jour. Je me sens bien, comme je le disais aux proches, les trois semaines n’ont pas été un parcours de santé. Je vais me répéter, mais on est dans un niveau d’énergie qui reste tout de même bas, et avec du recul, il y a eu ce jeûne sec de 4 jours pendant les grosses chaleurs, à ma propre initiative, et je suis resté un peu sur cette dynamique basse, suite à ça. Aujourd’hui, j’ai repris de l’énergie, mais je pense que c’est lié à l’excitation du fait de rentrer chez soi, de retrouver sa famille. »

Une amélioration au niveau des douleurs, ou une régression ?

Eric GANDON : « Au niveau des douleurs, ça se passe comment maintenant ? »

Anthony : « Alors, comme je disais, j’ai un œdème osseux au tendon d’Achille qui m’a empêché de marcher, j’ai eu des béquilles etc. Durant la deuxième semaine, j’ai eu un dégonflement de l’œdème assez drastique, j’avais une baisse des douleurs grâce au drainage, et aux massages. Là, j’ai toujours mon œdème qui a diminué, on sent qu’il est toujours présent, mais j’ai des douleurs qui sont revenues depuis 3-4 jours. Il faut dire aussi que je masse moins. »

Eric GANDON : « Ce sont des douleurs ou des raideurs ? »

Anthony : « Ce sont les deux. Encore une fois, ça fait 2 ans et demi où je suis dans une quasi-sédentarité dans le bas du corps. Il n’y a pas que l’effet inflammatoire, mais il y a mes mollets, mes ischios-jambiers qui ne sont plus du tout musclés, ils se sont rétrécis et ça tire sur les tendons. Il y a un volet mécanique, mais de toute façon, en trois semaines de jeûne, j’ai fait dégonfler mon œdème comme jamais on ne l’a fait en 3 ans, et ce même avec les anti-inflammatoires, avant le dernier stade de la thérapie. Je n’ai rien à dire, je n’ai plus rien à prouver, ça donne de l’élan. Bien sûr que, si je pouvais tout nettoyer d’un coup, je le ferais, mais cette expérience m’a fait réaliser qu’on a des co-jeûneurs qui sont là, car le diagnostic vital est engagé, et ça m’a donné beaucoup de recul. C’est mon petit souci, mais j’ai encore la patate, je ne suis pas au bord du ravin. Ça m’a fait beaucoup relativisé. J’ai tellement de choses à dire. »

Eric GANDON : « Super Anthony, et merci pour ce parcours. »

Après 25 jours de jeûne, Anthony nous raconte !

Anthony : « Salut Eric ! »

Eric GANDON : « Alors, c’est la suite des vidéos qu’on a fait ensemble au mois d’août. Nous sommes le 4 septembre, donc ça fait combien de temps que tu es rentré chez toi ? »

Anthony : « On a quitté le Château de Brou, en date du 21. Ça fait à peu près 2 semaines. Il y a eu une dernière semaine de jeûne à la maison, et ça fait une semaine que j’ai repris l’alimentation avec les bouillons et les soupes. »

Eric GANDON : « Tu as réussi à tenir les 25 jours ? »

Anthony : « Oui, c’était le cap de l’aventure. Malgré le retour à la société, je suis resté en famille. Ce n’était pas pour me torturer, mais je suis arrivé le dimanche en famille, ils étaient en plein barbecue. Ça me motivait en me disant que dans 4-5 jours, ce n’était pas les saucisses et merguez mais c’était mon tour de manger. Une fois qu’on a trois semaines dans les pattes, 4-5 jours, ça se fait tout seul. »

Les retrouvailles avec la famille.

Eric GANDON : « Ils t’ont trouvé comment ? »

Anthony : « J’ai retrouvé ma maman qui a bien suivi l’aventure, j’avais beaucoup partagé avec elle. Quand je suis sorti de ma voiture, ils avaient tous la main à la bouche. Quand ils m’ont revu, j’avais perdu des kilos. L’amaigrissement est tout de même assez balaise. Tu l’as vue, et quand je me regarde dans la glace, c’est assez impressionnant. »

Eric GANDON : « Ils l’ont pris comment ? Ils avaient peur ? »

Anthony : « Non pas forcément, car je suis arrivé amaigri physiquement, mais avec une super énergie. Ils savaient que ça faisait parti du package. Quand j’ai commencé ma descente alimentaire en juillet, et quand je suis revenu en famille, j’y ai laissé 18 kilos. »

Conduire en ayant jeûné, c’est possible ?

Eric GANDON : « Tu es parti au 20 ème jour, ça faisait 3 semaines que tu ne mangeais plus, tu as fait combien de kilomètres ? »

Anthony : « J’ai dû faire 400 kilomètres, sachant que je ne passe pas par l’autoroute. J’ai fait le trajet d’un trait, et je me suis juste arrêté pour m’étirer. »

Eric GANDON : « Finalement, de part ton expérience, et de ce que j’observe, on peut conduire tout en ayant jeûné. »

Anthony : « Ça ne pose pas de soucis. Au Château, les deux derniers jours, je sentais que j’étais dans un regain de vitalité. Je pense que c’était l’excitation de rentrer, de revoir tout le monde. Encore une fois, si j’avais senti le besoin de m’arrêter, je me serais arrêté. »

Comment va la santé d’Anthony après ce long jeûne ?

Eric GANDON : « Et au niveau de ta santé ? »

Anthony : « Pour reboucler à nouveau, je venais pour une pathologie spondylarthrite ankylosante, dont notamment la zone du tendon d’Achille droit qui m’avait bien handicapé depuis 2 ans. Le palier amorcé concernant les inflammations de l’œdème osseux, c’est un palier validé, car je n’ai pas de retour à des grosseurs spécifiques. Comme je l’ai indiqué, il va falloir que je fasse un gros travail pour retrouver un tonus musculaire et de la flexibilité. En effet, le jeûne nettoie l’organisme, mais on est dans un niveau de sédentarité qui fait que… Voilà, on a tout de même les muscles qui travaillent moins, donc on perd ce côté-là. Je suis rentré le 21 en famille, le jour même, j’avais des grosses raideurs, je suis arrivé avec ma famille, j’ai enlevé mes baskets et j’ai marché comme jamais depuis 2 ans, et je suis resté sur cette lancée-là. Je me déplace tout à fait normalement, maintenant. »

Un bénéfice au niveau de la mobilité.

Eric GANDON : « C’est un vrai bénéfice au niveau de la mobilité, c’est ça ? »

Anthony : « Exactement. Je me suis lancé dans ce jeûne sans trop savoir vers quoi j’allais me diriger. En 4 semaines, les bénéfices concernant cette zone-là sont énormes sur tout ce que j’ai pu entreprendre, au niveau mécanique, médicamenteux qui étaient assez lourd. »

Un rééquilibre au niveau du sommeil.

Eric GANDON : « Tu as essayé plein de choses et il n’y avait pas de résultats. »

Anthony : « Oui voilà, donc les personnes qui sont atteintes de pathologies inflammatoires, allez-y les yeux fermés, vous aurez des résultats assez incroyables. Un autre point qui est également important, je t’avais parlé de ma qualité du sommeil quand j’étais petit. J’étais assez insomniaque. Pendant le jeûne, j’ai dormi comme un plomb, donc des nuits très courtes. Là, je suis toujours sur la même lancée, je me lève à 6h15, j’attaque directement, je suis très productif dans tout ce que j’entreprends, malgré le fait que je ne sois pas aux protéines animales, je suis toujours qu’aux soupes. Au niveau du sommeil, j’espère vraiment préserver ça, c’est super ! »

Eric GANDON : « C’est génial, car ton sommeil était déséquilibré, peut être un déséquilibre hormonal, en tout cas lié à l’intoxination et là, en nettoyant, tu retrouves cet équilibre. »

Anthony : « Ce qui est chouette, c’est que j’ai pas mal partagé l’aventure autour de moi, et ça a arrosé des graines qui étaient déjà semées. Pas mal de personnes me posent des questions, j’ai offert le guide de Robert Masson autour de moi, et là, on va travailler pour relâcher la reprise du travail. D’ici fin d’année, je vais essayer d’organiser des petits repas pour partager ce qu’on a appris au point de vue de l’alimentation. J’aimerais aussi implémenter dans ma famille très proche, la mastication, le jeûne intermittent, le fait d’avoir de meilleures propositions, le matin, dans l’assiette. Ça me fait plaisir que l’aventure continue d’être partagé. Je vois qu’il y a pas mal de gens que ça interpelle par rapport à des soucis de santé, ou des physionomies dans lesquelles les gens ne se sentent pas bien. Je parle beaucoup de réconciliation alimentaire, de la santé et du plaisir. Sauf que là, j’ai des vrais bases, ça va être un plaisir d’aller les partager. »

Eric GANDON : « Merci beaucoup Anthony, ça permet de clôturer les vidéos qu’on a fait. Merci Anthony ! »

 

Voir également :

Planning des cures de jeûne hydrique

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Les bienfaits du jeûne sur la spondylarthrite

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